QUESTIONNAIRE DE L’ARLL ADRESSÉ AUX CANDIDATS AUX ÉLECTIONS MUNICIPALES 2026

QUESTIONNAIRE DE L’ARLL ADRESSÉ AUX CANDIDATS AUX ÉLECTIONS MUNICIPALES 2026

L’association des riverains du lac de Lacanau (ARLL) a pour objet de contribuer à la défense du cadre de vie de ses adhérents au sens large, incluant l’urbanisme, les équipements publics, l’environnement et la tranquillité publique, ainsi qu’à la préservation de l’espace naturel remarquable que constitue le lac de Lacanau.
Pour cela, elle s’exprime lors des consultations publiques, intervient auprès de la municipalité, voire défend son point de vue en justice, sa capacité à ester ayant été confirmée par la justice administrative. Elle regroupe de 150 à 200 adhérents selon les années. Elle est apolitique.
Nos adhérents sont très attachés à leur cadre de vie convivial, proche de la nature et propice aux activités nautiques douces.
Ils savent que son évolution future dépendra en grande partie des politiques conduites par la commune, soit directement soit au travers de la communauté de commune Médoc Atlantique dont elle est la composante la plus peuplée, et souhaitent faire part de leurs préoccupations et de leurs attentes partagées aux candidats aux prochaines élections municipales.
C’est dans ce cadre que l’ARLL s’adresse à vous, pour obtenir des réponses aux questions nombreuses que se posent ses adhérents sur le devenir de notre commune pour les six prochaines années et au-delà.
Il appartiendra ensuite à chaque adhérent, qui est aussi, en général, un électeur Canaulais, d’apprécier si les réponses apportées au travers de la communication publique des candidats, ou directement à l’association, correspondent à ses attentes.

QUESTIONS GÉNÉRALES

De 1 à 7, dans quel ordre classez-vous les priorités de l’action communale ?

   aménagement du territoire

  économie touristique

  économie entrepreneuriale (hors tourisme)

  transports

  transition écologique

  éducation

  culture

De 1 à 4, dans quel ordre classez-vous les risques qui impactent la sécurité du territoire de la commune et impliquent une nécessaire intervention et prévention ?

  inondations / gestion des eaux pluviales et d’assainissement

  feux de forêt

  tempêtes

  dangers de la route / circulation automobile

1 – Perspectives de développement, urbanisme, équipements publics

a)        Le SCOT MEDOC ATLANTIQUE, adopté en février 2024, projette une population  de 8.800 habitants en 2040 pour environ 6000 actuellement.

Un objectif aussi volontariste aurait de lourdes conséquences sur la construction de logements et la densification immobilière, la nécessité d’équipements collectifs supplémentaires, les besoins en eau et assainissement, les équipements scolaires…

Comment vous situez vous par rapport à cette prospective ?

b)        Des travaux importants ont été réalisés sur le système d’assainissement au cours des dernières années mais il demeure encore de nombreuses difficultés qui apparaissent en cas de fortes pluies (lotissement de la rue Mayne, allée de Pech Lèbre, par exemple). Prévoyez-vous une réflexion d’ensemble sur l’adaptation du réseau à l’évolution de la population permanente et saisonnière ? 

c)        Le plan local d’urbanisme a été modifié plusieurs fois, depuis son approbation initiale, pour intégrer des modifications législatives ou des projets nouveaux. Un accord cadre pour assistance à maîtrise d’ouvrage d’un montant de 960.000 € a été conclu en septembre 2025 dans le cadre de l’évolution à venir du PLU, le montant des sommes engagées laissant entrevoir des modifications substantielles du plan actuel.

Quelles sont vos orientations en matière d’urbanisme ?

Les risque d’inondations comme la qualité architecturale des nouveaux bâtiments, leur esthétique et leur intégration, en volume et en hauteur, dans leur environnement sont-ils pour vous des préoccupations à intégrer dans le futur PLU ?

Les inondations de 2023/2024 ont montré notamment que l’entretien des fossés de drainage et des noues, particulièrement ceux relevant de propriétaires privés, était insuffisant. Quelle action comptez-vous engager pour garantir un entretien régulier et conforme aux prescriptions du SIAEBVELG de l’ensemble du réseau de drainage de la commune ? 

d)        La justice administrative a annulé le projet de construction prévu sur le site de l’ex CMS à Carreyre, considérant qu’il s’agissait d’un site naturel remarquable à préserver. Ce site fait cependant toujours l’objet d’une orientation prioritaire d’aménagement dans le PLU actuel. Quelle destination envisagez-vous de donner à ce site ?

e)        La réalisation, en 2026 et 2027, du plan-plage du Moutchic va se traduire par une diminution du nombre de places de stationnement disponibles jusqu’alors. Envisagez-vous la réalisation d’un parking complémentaire au cours du prochain mandat ?

f)           De nombreuses rues de la commune sont dans un état dégradé. Envisagez-vous d’inscrire au budget de la commune un plan pluriannuel de réfection ?

g)         À Escourette et aux Nerps, les grandes parcelles sont progressivement divisées en parcelles de petite surface. Beaucoup d’arbres sont abattus, ce qui modifie profondément le paysage. Comment pensez-vous concilier densification et protection du paysage boisé ?

h)        L’ARLL souhaiterait que soient portés par le PNR et l’intercommunalité un plan de paysage et une charte paysagère (espaces végétaux, forestiers, dunaires et formes du bâti) pour les deux lacs ou le seul lac de Lacanau (au titre de la loi sur le paysage du 8 janvier 1993). Qu’en pensez-vous ? 

i)            Une association soutenue dans ses demandes par des élus locaux réclame la réalisation d’une liaison par tram-train entre Bordeaux et Lacanau alors même qu’une agence de conseil, missionnée par ces mêmes élus, souligne l’absence de rentabilité économique d’un tel investissement. Comment abordez-vous le sujet des mobilités entre Lacanau et la métropole bordelaise ?

2 – Le lac de Lacanau et son environnement

Le lac de Lacanau est un écosystème fragile, essentiel à la biodiversité, à la qualité de vie, et à une part de l’attractivité du territoire.

a)        Maîtriser la fréquentation : une nécessité

Notre lac est fréquenté par les résidents qui logent à proximité et par des personnes venues de l’extérieur. La cohabitation peut être harmonieuse à condition que le nombre des visiteurs ne soit pas excessif et que chacun fasse preuve de civilité.

En saison, le niveau actuel de fréquentation nous paraît avoir atteint ses limites. En avant-saison, les évènements ludo-sportifs de week-end se multiplient au détriment de la tranquillité des riverains.

Les autorisations d’occupation du domaine public, en bordure de lac, contribuent à l’augmentation de la fréquentation par les activités qui sont proposées. Envisagez-vous une stabilisation, un développement ou une réduction de ces AOT ? Dans le passé, les constructions sur la plage du Moutchic étaient démontées hors saison ; ce n’est plus le cas. Qu’en pensez-vous ?

Quelle politique comptez-vous mener à l’égard des loueurs de bateaux, des loueurs forains de kite surfs et autres engins de glisse, des organisateurs professionnels de parties de pêche à la ligne ?

b)        La qualité des eaux et l’entretien des rives

Quels sont d’après vous les principaux facteurs qui participent à la dégradation de la qualité de l’eau, à la détérioration des espaces naturels et du cadre de vie des riverains ?

Parmi ces facteurs, quels sont ceux – les plus impactant – sur lesquels pensez-vous qu’il est urgent d’agir ?

c)        Selon vous, quel rôle ou implication peuvent jouer un diagnostic écologique et une étude sur l’impact des activités dans l’espace du lac (qualité de l’eau et des espaces naturels, biodiversité, usages, nuisances…) sur votre gestion territoriale ?

d)        Quelles seraient les démarches ou les outils les plus efficaces pour sensibiliser, associer et impliquer les habitants, les touristes, les acteurs économiques ?

   Quels programmes ou actions, à court et long terme, pensez-vous indispensable de développer pour maîtriser les facteurs qui participent à la dégradation de l’environnement ?

Les plantes exotiques invasives

La prolifération des plantes exotiques invasives est un vrai souci. Il y a plusieurs espèces qui nécessitent chacune une approche spécifique.

Les jussies qui poussent en eau peu profonde cèdent à des campagnes d’arrachage auxquelles des adhérents de l’ARLL participent lors de journées d’action citoyennes, avec le soutien des pouvoirs publics. Elles se développent notamment autour des pontons. Une obligation d’arrachage ne pourrait-elle pas être mise à la charge des titulaires de ces pontons ?

Les plantes d’eau plus profonde, egeria et lagarosiphon, sont des risques pour les baigneurs et entravent parfois la navigation. Elles sont traitées par faucardage mais le budget qui y est consacré est modeste. Par ailleurs en été, les plantes sectionnées par les moteurs ou les cygnes s’échouent sur le rivage en amas nauséabonds. Quelle action envisagez-vous en la matière ?

Les rives du lac

Elles sont creusées d’ornières dues à l’action des sangliers ou au passage de tracteurs trop lourds. Elles méritent d’être mieux entretenues. Cela permet de conserver la diversité des milieux et d’éviter que le piétinement essaime à des endroits où il est indésirable. Les « plagettes » contribuent à l’agrément de la rive ouest du lac et sont progressivement envahies par les vergnes et les roseaux alors que, dans le passé, elles étaient entretenues par les riverains à la satisfaction de tous. Les sentiers piétonniers, particulièrement le « chemin de Saint Jacques », sur la rive Ouest sont encombrés d’arbres morts.

Comment concevez-vous l’entretien des rives du lac ?

e) Seriez-vous prêt à mettre en place une charte d’engagement pour un tourisme responsable à Lacanau ?

                  3 – Sécurité et tranquillité publiques

En saison, l’afflux de population crée de nombreuses nuisances : circulation très dense et souvent à grande vitesse sur les pistes cyclables, stationnement de campings cars – notamment dans les rues débouchant sur le lac-, fêtes nocturnes sur les rives du lac, au port (avec une appropriation fréquente des équipements publics), à Pech Lèbre et sur les pontons au Petit Moutchic, dégradations des bateaux… Les effectifs de la police municipale ont été renforcés mais nos adhérents s’interrogent sur ses horaires de présence sur le terrain, sur les pistes cyclables…Qui appeler en cas de troubles nocturnes ?

Par ailleurs, les bateaux à moteur de forte puissance sont de plus en plus nombreux et naviguent à grande vitesse.

Quelle politique envisagez-vous en matière de sécurité et de tranquillité publiques, avec quels moyens ?

Le risque incendie est important sur tout le territoire de la commune. Quelle politique de prévention envisagez-vous de mettre en œuvre ?

                  4 – Démocratie locale

a)    Le découpage actuel des comités de quartier a pour conséquence qu’il n’existe pas de comité compétent pour l’ensemble des rives du lac, la rive Est étant incluse dans le quartier Ville. Envisagez-vous un redécoupage de ces comités ?

L’ARLL en tant qu’association pourrait-elle être membre du comité consacré au lac ?

b)    Comment concevez-vous la concertation avec les associations : simple information sur des projets déjà définis ou réunion de travail en amont de la conception des projets ?

Laisser un commentaire