RÉPONSES LACANAU DEMAIN

RÉPONSES LACANAU DEMAIN

En amont de chaque élection municipale, l’ARLL adresse un certain nombre de questions (mises sur ce site dans un précédent article) pour faire connaître auprès de ses adhérents les objectifs et projets des candidats. Après avoir recueilli leurs réponses, l’association vous livre ici leurs réponses.
Voici les réponses données par la liste Lacanau Demain :

QUESTIONS GÉNÉRALES

De 1 à 7, dans quel ordre classez-vous les priorités de l’action communale ?

Si LACANAU DEMAIN (LD) est en gouvernance municipale en 2026, voici :

REPONSE PAR niveau de PRIORITE

7 économie touristique

4 transports

1 transition écologique

5 éducation

6 culture

2 aménagement du territoire

3 économie entrepreneuriale (hors tourisme)

Nota : pour le tourisme nous préconisons un pilotage pluridisciplinaire de maîtrise du congestionnement touristique, avec une cellule partenariale permanente (tous les acteurs et opérateurs institutionnels et associatifs), en mode opérationnel (type pilotage politique de la Ville), avec des actions menant à une meilleur conciliation entre la présence du touriste et la préservation du patrimoine naturel, à la prévention de l’insécurité, la régulation des mobilités.

De 1 à 4, dans quel ordre classez-vous les risques qui impactent la sécurité du territoire de la commune et impliquent une nécessaire intervention et prévention ?

RÉPONSE PAR NIVEAU DE PRIORITÉ

1 inondations / gestion des eaux pluviales et d’assainissement

1 feux de forêt

2 tempêtes – orages sans atteinte à l’intégrité physique

3 dangers de la route / circulation automobile

Nota : L’effort de prévention et d’aménagement territorial doit être amplifié par la commune face aux risques d’inondations en zone d’habitat plus dense (bourg et environs). La sensibilisation et le suivi continu des secteurs à risques du bassin versant s’imposent rapidement. Le risque incendie est élevé mais l’expérience prouve que sa gestion est optimale par notamment les structures de force compétentes (SDIS, GN, DFCI, ONF) ; l’Etat (Préfet) est seul maître en cas de catastrophe de haute intensité, la commune doit faire plus en termes d’information en temps réel et de prévention. La communication de crises doit être amplifiée.

Nous préconisons une ECOPAT (patrouille verte mobile, en mode primo-intervenant et signaleur) pour couvrir le maillage des secteurs exposés aux risques liés à la présence touristique.

1 – Perspectives de développement, urbanisme

a) Le SCOT MEDOC ATLANTIQUE, adopté en février 2024, projette pour Lacanau une

population de 8.800 habitants en 2040 pour environ 6000 actuellement.

a) Un objectif aussi volontariste aurait de lourdes conséquences sur la construction de logements et la densification immobilière, la nécessité d’équipements collectifs supplémentaires, les besoins en eau et assainissement, les équipements scolaires… Comment vous situez vous par rapport à cette prospective ?

REPONSE :

L’objectif de viser une démographie en 2040 à 9 000 h n’est pas raisonné et raisonnable. La commune avec une croissance moyenne de 1.3 % sur les 10 dernières années est déjà dans un schéma socio-démographique tendu. Viser un plateau préconisé par le SCOT ne tient pas compte par ailleurs de la capacité à trouver du logement pérenne et de l’emploi induit permanent. Par ailleurs, concilier une telle démographie avec une attractivité touristique portant des séquences à 120.000 personnes en été, est une impasse sociétale et un risque d’impact majeur sur l’environnement et le cadre de vie actuel.

Certes le SCOT n’est pas une obligation mais un catalogue d’intentions louables, mais son volet habitat-logement présente des risques notamment une forte croissance démographique qui a un impact certain sur les zones sensibles du patrimoine naturel (rives du lac, secteur dunaire et péri-balnéaire, secteur du bourg exposé aux inondations, etc). Les infrastructures liées à cette forte présence humaine ne sont pas pour l’instant adaptées (mobilités, assainissement, voirie satisfaisante, forces de sécurité à niveau, services sociaux de proximité, offre éducative et sanitaire, etc etc..)

b) Le plan local d’urbanisme a été modifié plusieurs fois, depuis son approbation initiale, pour intégrer des modifications législatives ou des projets nouveaux. Un accord cadre pour assistance à maîtrise d’ouvrage d’un montant de 960.000 € a été conclu en septembre 2025 dans le cadre de l’évolution à venir du PLU, le montant des sommes engagées laissant entrevoir des modifications substantielles du plan actuel. Quelles sont vos orientations en matière d’urbanisme ?

RÉPONSE :

L’urbanisme doit impérativement être revu en termes de politique au quotidien :

Faire interaction entre règles d’urbanisme et impératifs environnementaux : application complète de la loi Climat et Résilience.

Le recours à des méthodes architecturales durables est impératif ainsi que du bati HQE

Nous n’excluons pas une Révision du PLU notamment dans son annexe 2024 des OAP, qui paraissent d’une part surdimensionnées et porteuses de risques environnementales et d’autre part sans vision socio-économique claire. Des règles de préservation des sols et de gestion des eaux pluviales doivent être reprécisées dans le PLU selon les secteurs (distance du bati d’un fossé ou craste par ex)

Priorité à un urbanisme de construction pour les canaulais en manque de logement à l’année.

L’habitat de tourisme à vocation spéculatif doit bénéficier d’une sorte de « moratoire », notamment sur l’Océan. Les résidences type Lacanopée Océane sont à éviter.

Le logement à vocation sociale ou primo-accédant doit être privilégié afin de répondre à la demande canaulaise en souffrance. Les permis d’aménager comme celui accordé au camping AIROTEL à Lacanau Océan Nord sont totalement de nature à catalyser du surtourisme et a générer un impact sur l’environnement naturel.

Les risque d’inondations comme la qualité architecturale des nouveaux bâtiments, leur esthétique et leur intégration, en volume et en hauteur, dans leur environnement sont-ils pour vous des préoccupations à intégrer dans le futur PLU ?

RÉPONSE :

Le PLU doit être revisité tant sur le plan d’impératifs de qualité d’architecturale liée à l’identité canaulaise que sur le plan du risque Inondations. Nous prônons de sanctuariser en termes de constructabilité , pourquoi pas certains secteurs trop exposés au risque inondation.

Une révision du PLU sur certains secteurs (d’autres ne posent pas de souci majeur) doit se faire en concertation avec le tissu associatif de proximité et aussi les conseils syndicaux de propriété. Les futurs conseils de quartier reformatés auront un droit d’évocation et de consultation sur des programmes structurants d’habitat.

La justice administrative a annulé le projet de construction prévu sur le site de l’ex CMS à Carreyre, considérant qu’il s’agissait d’un site naturel remarquable à préserver. Ce site fait cependant toujours l’objet d’une orientation prioritaire d’aménagement dans le PLU actuel. Quelle destination envisagez-vous de donner à ce site ?

RÉPONSE :

Concernant l’ancien Centre médico-social du Moutchic, LACANAU DEMAIN exprime sa position et sur la manière dont ce site doit évoluer afin qu’il ne reste pas une friche.

LACANAU DEMAIN a parfaitement acté que la justice s’est prononcée, et que le principe constitutionnel de la chose jugée est une valeur républicaine précieuse et non négociable.

L’autorité judiciaire (Cour d’appel administrative) a reconnu le caractère d’espace remarquable du site et qu’il y faut assurer sa protection en termes environnemental.

Vouloir passer outre une décision de justice en République n’est pas acceptable en responsabilité élective.

Pour l’avenir, LACANAU DEMAIN est attaché à l’esprit du lieu lié à la santé, à l’histoire, au patrimoine. Nous proposons dans le total respect des attendus de la décision de justice, que le site accueille une Agora de la Biodiversité, un parcours naturel de santé-bien-être éco-pédagogique et rappelle son caractère mémoriel (base hydravion) par une œuvre culturelle commentée. La sensibilisation à la préservation de la biodiversité, du patrimoine naturel notamment lacustre est notamment au cœur de cette configuration proposée.

Sur le linéaire de l’ex-emprise batimentaire du CMS, qui reste constructible, nous plaçons l’Agora précitée et deux à trois locaux (de taille échelonnée) pour activités associatives de tout type d’intérêt local. Cette Agora et l’esprit du lieu ainsi revisité sera en complémentarité avec les activités implantées à la Maison du Commandant (Java) où nous installons par cohérence, le Cercle du patrimoine et de la culture.

d) La réalisation, en 2026 et 2027, du plan-plage du Moutchic va se traduire par une diminution du nombre de places de stationnement disponibles jusqu’alors. Envisagez-vous la réalisation d’un parking complémentaire au cours du prochain mandat ?

RÉPONSE :

La réduction des places est certes actée mais n’est pas non plus d’une ampleur énorme. Notre position est la suivante :

Pas de parking en rétro site ni à l’entrée du Moutchic ni à la sortie. Donc :

Il n’est pas question d’instaurer un parking sur la zone « ante » Moutchic, donc à l’entrée Est du « village » Moutchic et ce pour accroitre la capacité du dispositif Plage en cours de travaux pour 2026.

Il y a certes des pics de présence (une dizaine de jours par an) qui peuvent faire un effet de congestion sur le site balnéaire. Mais en termes de politique publique d’aménagement du territoire, on ne fait pas des investissements et travaux d’une part pour aussi peu de jours dans l’année, et d’autre part surtout, en faisant peser des impacts sur l’environnement naturel, notamment forestier mais aussi en termes d’habitat riverain. Donc nous refusons ce projet de parking qui vous préoccupe.

Nous préconisons un dispositif de stationnement permettant de rester globalement dans la jauge habituelle connu sur le linéaire du Moutchic, et repris globalement par le Plan Plage de la CdC Médoc Atlantique pilote du projet.

Pour ce qui concerne d’éventuelles recherches de stationnement complémentaires à moyen ou long terme, il ne sera pas exclu de se donner cet impératif mais de manière non impactante. Aussi il serait utile que la municipalité puisse faire étudier la possibilité de quelques places (20 maximum), en épi vers la sortie de la RD (coté maison Onf) mais vraiment en concertation riveraine anticipatoire.

De même, de l’espace Domaine public est probablement disponible (10 places maximum selon notre estimation) vers le secteur de l’ex-poste, et notamment devant ce site, mais là aussi en consultation riveraine.

La jauge annoncée par la CdC dans son aménagement nous paraît un peu juste mais acceptable

pour le court et moyen terme. Toutefois, la recherche quasi-totale de non artificialisation des sols sur ces aménagements 2026 est impérative.

De manière générale, la gestion de flux en période de pointe estivale, nécessitera une prise en compte prévention-sensibilisation-intervention par soit la PM naturellement, mais plutôt grâce à la création que nous préconisons d’une éco-patrouille (ECOPAT) dite patrouille Verte.

Celle-ci aura pour mission dans le cadre réglementaire et opérationnel de la PM tutellaire de veiller à la qualité des flux de mobilités et du stationnement et de manière générale à contribuer à la tranquillité publique (salubrité incluse) sur le lineaire Carreyre-Moutchic-Baïnasses (patrouilles, prise de contact, signalement, orientation, primo-intervenant et alertant sur incivilités, stationnement et campement erratiques et sauvages, etc…)

e) À Escourette et aux Nerps, les grandes parcelles sont progressivement divisées en parcelles de petite surface. Beaucoup d’arbres sont abattus, ce qui modifie profondément le paysage.

Comment pensez-vous concilier densification et protection du paysage boisé ?

RÉPONSE :

Il est tout fait à possible sur certains secteurs réglementés par le PLU sur ces «micro- villages », d’imposer une limite de division, prévenant ainsi la densification de l’habitat, comme dans certaines communes du littoral girondin (Cap-Ferret).

Il n’est pas acceptable de construire également du R + 2 dans un secteur dense boisé comme à Longarisse ou la Grande Escoure. Déjà le R+ 1 pose déjà des soucis.

Enfin, nous préconisons un véritable diagnostic à vocation réglementaire des arbres remarquables et protégées de manière plus drastique. Un arbre c’est une capacité à « boire » des centaines de litres d’eau par jour (Chêne), et cela doit être un invariant à notre politique urbanistique et environnementale, en général sur la commune.

f) L’ARLL souhaiterait que soient portés par le PNR et l’intercommunalité un plan de paysage et une charte paysagère (espaces végétaux, forestiers, dunaires et formes du bâti) pour les deux lacs ou le seul lac de Lacanau (au titre de la loi sur le paysage du 8 janvier 1993). Qu’en pensez-vous ?

RÉPONSE :

Favorable à l’instauration d’une Chartre paysagère, sachant qu’il faudra adapter les recommandations et contraintes selon le secteur de la commune (on ne peut traiter L.Océan, comme les Andrauts ou les rives du bourg ou du littoral ouest du lac).

Une charte peut être intercommunale, il serait plutôt pour des raisons de rapidité mise en place qu’elle soit canaulaise, avec concertation citoyenne et consultation de référents compétents par quartier.

g) Une association soutenue dans ses demandes par des élus locaux réclame la réalisation d’une liaison par tram-train entre Bordeaux et Lacanau alors même qu’une agence de conseil, missionnée par ces mêmes élus, souligne l’absence de rentabilité économique d’un tel investissement. Comment abordez-vous le sujet des mobilités entre Lacanau et la métropole bordelaise ?

RÉPONSE :

Un Tram-train ou autre liaison durable de transport collectif sur une telle distance est un projet de très long terme (15 à 20 ans au vu d’autres exemples en France). La compétence Transports est à la région NoA. La commune ne sera toutefois pas aveugle ou sourde à tout projet, participation à des débats ou travaux anticipatoires. La prudence s’impose tant sur le plan de la faisabilité (juridique, financière, foncière, environnementale etc..)

L’avis de l’agence précitée ne donne pas une tendance favorable, ni les perspectives financières des pouvoirs publics pour la décennie à venir, les priorités Transports de NoA sont à l’évidence ailleurs que sur le tronçon Lacanau-Bordx. Si le but de ce tram-train est d’amplifier un effet de sur-tourisme, nous y sommes défavorables au regard de l’ADN de notre vision stratégique pour la commune.

Nous préconisons plutôt dans l’immédiat de renforcer et optimiser au profit des canaulais « en mode pendulaire avec Bordeaux » le réseau 421 (périodicité, fréquence, catégorisation clientèle si possible, etc..). Il n’est pas acceptable que les flux touristiques certes louables, puissent impacter le quotidien « pendulaire » de salariés et autres profils canaulais sur cette liaison métropolitaine.

De octobre à mai, on peut considérer que la problématique est à la marge, mais il faudra que,le Conseil Regional puisse présenter un projet plus ajusté pour ce 421 à l’évidence en souffrance pendant 3 mois de l’année pour les canaulais. Notre gouvernance ira dynamiser auprès du Conseil Régional la résolution de cette problématique dès 2026. Il est certainement possible de trouver des marges de manœuvre innovantes dans ce domaine.

Par ailleurs, nous projetons un éco-parking de covoiturage (20 à 40 places) à l’entrée du bourg, voire à l’Océan. Ce qui permettrait d’atténuer les flux sur la RD6. Il serait équipé de 6 ou 8 bornes de rechargement électrique (2.500 € par borne – cout médian en France) à l’exemple d’Andernos ou de Mios.

h) Seriez-vous prêt à mettre en place une Charte d’engagement pour un tourisme responsable à Lacanau ?

RÉPONSE :

Toute Charte d’engagement citoyen est utile, quelque que soit son champ d’application. Nous préconisons par exemple pour LO, une Charte de la Vie nocturne pour canaliser et réguler l’impact des activités festives parfois perturbantes sur la station, cela existe dans les villes à forte tendance festive ou étudiante.

Une Charte pour la « préservation en général du cadre de vie » est à étudier notamment avec les professionnels du tourisme et des loisirs. Adhérer à une charte pour un opérateur privé du commerce ou du tourisme ou de l’immobilier locatif engage à des contraintes mais permet par contre à celui-ci de bénéficier d’un accompagnement ajusté à ces activités par les services publics de la commune ou autre acteur institutionnel.

Ne pas adhérer à une charte peut être considéré par les citoyens et les pouvoirs publics comme un acte de méfiance ou de refus d’adhérer au cadre de la cohésion sociale locale, donc impactant pour l’image de tout commerçant ou acteur du tourisme.

2 – Équipements publics

a) Des travaux importants ont été réalisés sur le système d’assainissement au cours des dernières années mais il demeure encore de nombreuses difficultés qui apparaissent en cas de fortes pluies (lotissement de l’allée du Mayne, promenade de Pech Lèbre, par exemple). À Escourette et aux Nerps jusqu’à Longarisse, la division progressive des parcelles va augmenter la charge sur le réseau d’assainissement. Prévoyez-vous une réflexion d’ensemble sur l’adaptation du réseau à l’évolution de la population permanente et saisonnière ?

RÉPONSE :

La situation est préoccupante dans ce domaine.

D’une part, le réseau doit bénéficier d’un diagnostic complet pour tout et partout

D’autre part, le lien opérationnel, et les modalités d’affermage avec Suez est de nature probablement insatisfaisante. Si nous avons la gouvernance, nous revisiterons les problématiques de réseau d’eau potable et d’assainissement.

Il n’est pas exclu sur le long terme de s’équiper d’une 2 e station d’épuration, seulement si l’accroissement des capacités de celle des Pellegrins est impossible, ce que nous doutons.

– En tout état de cause, ces sujets sont prioritaires car les canaulais subissent depuis quelques années dans certains secteurs communaux , de graves atteintes à la salubrité publique et à leur intégrité sanitaire. Le pouvoir de police générale en termes de salubrité et d’hygiène publique en lien avec l’ARS sera appliqué lors de tout risque ou incident mettant en danger la population.

b) Les inondations de 2023/2024 ont montré notamment que l’entretien des fossés de drainage et des noues, particulièrement ceux relevant de propriétaires privés, était insuffisant. Quelle action comptez-vous engager pour garantir un entretien régulier et conforme aux prescriptions du SIAEBVELG de l’ensemble du réseau de drainage de la commune ?

RÉPONSE :

La commune n’est pas classée zone inondable par la préfecture car les critères requis ne sont pas remplis. Donc on ne peut élaborer et engager un PPRI. Toutefois, des mesures au titre de la police de l’eau, de la police de l’environnement peuvent être prises : des rappels à responsabilité des propriétaires riverains des crastes et fossés en zone privée, voire des contraintes si atteinte grave à la réglementation sur les eaux pluviales.

La prévention étant toujours le levier premier avant de contraindre, des séances de sensibilisation et d’information très régulières seront délivrées « au plus près du portail » dans les secteurs sensibles, associant les responsables de lotissement, les conseils de quartier. Un « mini-PPRI » de type Livire Blanc, spécifique à Lacanau mériterait d’être élaboré et ajusté notamment aux secteurs du bourg. Dans ce contexte, certains fossés classés d’intérêt général (DIG) pourraient faire l’objet d’un entretien par la commune ou le SIAEBVLG. Un diagnostic des points fréquents d’embacles sur le bourg, ou environs doit être engagé.

Nous préconisons que le Syndicat du bassin versant puisse intégrer dans son champ d’action opérationnelle d’autres crastes qui relèvent du domaine communal ou partagé public-privé (ex : la totalité du Curat, de la craste de Narsot ou de l’Aiguillonne, Planquemartin). On sait bien que certains riverains privés âgés ou aux revenus modestes ne peuvent entretenir eux-mêmes leur segment de responsabilité.

Nous prônons donc le Livre blanc précité dès la fin de la première année du mandat, sorte de agenda-mémento-conseil méthodologique pour cette problématique, avec un volet diagnostic, un volet pédagogique et un volet interventionniste et opérationnel. A l’instar des Livres blancs gouvernementaux (Défense, santé, ..) ou départementaux (social-dépendance..) sur d’autres sujets d’intérêt général.

c) De nombreuses rues de la commune sont dans un état dégradé. Envisagez-vous d’inscrire au budget de la commune un plan pluriannuel de réfection ?

RÉPONSE :

1/ Mise en place d’un règlement général de voirie, comme dans la plupart des villes de + de 5.000 h.

2/ Plan de réfection des voies les plus dégradées pour viser à la fin du mandat un maillage général de voie publique acceptable et durable.

d) Certaines pistes cyclables en ciment (Longarisse-Le Lion, piste rejoignant cette piste à la piste du Baganais… ) sont en très mauvais état et dangereuses. Envisagez-vous un plan d’entretien ou de rénovation de ces pistes ?

RÉPONSE :

La compétence communale sur ce type de pistes n’est pas totale et des segments de pistes cyclables relèvent parfois de la CDC ou de l’ONF ou du CD33.

Cette pluralité de responsabilité ne facilite pas un plan d’entretien général. Toutefois, les secteurs à risque (état de la piste, manque de signalisation, flux tendus sur certains carrefours etc..) feront l’objet d’un inventaire, pourquoi pas avec l’avis du réferent mobilités-sécurité routière de la Gendarmerie départementale.

La remise en mode sureté et prévention des pistes cyclables communales ainsi que les signalétiques des liaisons douces en milieu urbain (bourg, Océan) fait partie des priorités « mobilités-cadre de vie » de notre programme.

3 – Le lac de Lacanau et son environnement

Le lac de Lacanau est un écosystème fragile, essentiel à la biodiversité, à la qualité de vie, et à une part de l’attractivité du territoire.

Maîtriser la fréquentation : une nécessité

La cohabitation entre résidents et personnes venues de l’extérieur peut être harmonieuse à condition que le nombre des visiteurs ne soit pas excessif et que chacun fasse preuve de civilité.

En saison, le niveau actuel de fréquentation nous paraît avoir atteint ses limites. En avant-saison, les évènements ludo-sportifs de week-end se multiplient au détriment de la tranquillité des riverains.

Les autorisations d’occupation du domaine public, en bordure de lac, contribuent à l’augmentation de la fréquentation par les activités qui sont proposées. Envisagez-vous une stabilisation, un développement ou une réduction de ces AOT ?

RÉPONSE :

Nous allons procéder un diagnostic complet des AOT accordées. En concertation en amont avec les riverains et l’ARLL et toute autre association ou conseil syndical, nous procéderons à un nouveau schéma d’occupation du domaine public à but commercial, selon des critères d’impact environnemental stricts.

Dans le passé, les constructions sur la plage du Moutchic étaient démontées hors saison ; ce n’est plus le cas. Qu’en pensez-vous ?

RÉPONSE :

Démontage selon des dates précises. Nous accorderons éventuellement des lieux de stockage discrets pour certains matériaux sur dérogation argumentée.

Quelle politique comptez-vous mener à l’égard des loueurs de bateaux, des loueurs forains de kite surfs et autres engins de glisse, des organisateurs professionnels de parties de pêche à la ligne ?

RÉPONSE :

L’usage sportif et de loisirs du lac doit être revu et le guide adhoc également.

Nous attendons notamment du GIP Littoral les conclusions de son étude lancée sur les usages. En tout état de cause, nous ne comptons pas augmenter l’intensité, la diversité et la densité des activités précitées. Pour certaines, il conviendra probablement de tenir compte de l’impact carbone (moteurs thermiques). La navigabilité réduite du lac ne permet pas de multiplier d’une part la diversité de moyens de navigation de loisirs et d’autre part d’élargir le champ d’évolution des dites activités.

b) La qualité des eaux et l’entretien des rives

Quels sont d’après vous les principaux facteurs qui participent à la dégradation de la qualité de l’eau, à la détérioration des espaces naturels et du cadre de vie des riverains ?

RÉPONSE :

Trop d’activités motorisés sur le lac – Piétinement dû à des visiteurs en paddle ou canoe non sensibilités – Un marnage faible – une surfréquentation sur certains secteurs denbaignade (Moutchic) – le déversement d’eaux douteuses dans le lac lors de pics d’inondations dans le secteur du bourg et des crastes orientales – entretien des chenaux pas assuré (à faire tous les deux ans a minima).

Parmi ces facteurs, quels sont ceux – les plus impactants – sur lesquels pensez-vous qu’il est urgent d’agir ?

RÉPONSE :

L’écoulement des eaux usées dans le lac est une priorité d’action en termes de problématique de bassin versant, et par ailleurs un moratoire pourrait être envisagé pour l’utilisation de moteurs trop puissants ( + de 100 CV)et porteurs de nuisances environnementales et sonores.

Une incitation à passer aux moteurs électriques notamment par un tarif adapté de la taxe de navigation doit être étudié.

c) Selon vous, quel rôle ou implication peuvent jouer un diagnostic écologique et une étude sur l’impact des activités dans l’espace du lac (qualité de l’eau et des espaces naturels, biodiversité, usages, nuisances…) sur votre gestion territoriale ?

RÉPONSE :

Un audit complet mené par un organisme indépendant et habilité ou un organisme d’Etat est nécessaire et il sera demandé dans la première année du mandat. Le suivi des qualités des eaux, du contrôle de qualité du biotope et des plantes invasives sera impératif et régulier.

d) Quelles seraient les démarches ou les outils les plus efficaces pour sensibiliser, associer et impliquer les habitants, les touristes, les acteurs économiques ?

RÉPONSE :

Mieux diffuser le guide (rénové et optimisé) des usages du lac et de la préservation de sa biodiversité, le remettre via les agences immobilières et les campings ainsi que les opérateurs de location de loisirs.

Sensibiliser les campings et opérateurs touristiques périphériques au lac par la signature d’une charte lacustre de bonne conduite.

La mise en place de notre ECOPAT (patrouille verte) permettra une présence terrain de primo-sensibilisateur et de primo-intervenant sur des situations sensibles en temps réel.

e) Les plantes exotiques invasives (jussie, egeria, lagarosiphon) : quelles actions envisagez- vous de réaliser pour en limiter la prolifération et sauvegarder les zones de baignade. ? Par ailleurs en été, les plantes sectionnées par les moteurs ou les cygnes s’échouent sur le rivage en amas nauséabonds. Quelle action envisagez-vous en la matière ?

RÉPONSE :

Il convient avant toute politique en la matière de définir les réels risques sur l’avenir environnemental lacustre. Le Syndicat du bassin versant doit bénéficier d’appui renforcé d’analyse et d’intervention en ce domaine, avec l’INRAE ou l’ARS ou tout autre organisme scientifique habilité compétent et neutre.

La municipalité pourra organiser des nettoyages avec participation citoyenne pour l’entretien des rives, notamment pour éliminer les traces liées aux montées de niveau brutales.

Proposition d’achat d’un faucardeuse et autres équipements spécialisés en mode intercommunale avec Carcans et Hourtin afin de disposer en permanence d’une force d’intervention éco-préventive.

f) Les rives du lac sont creusées d’ornières dues à l’action des sangliers ou au passage de tracteurs trop lourds. Elles méritent d’être mieux entretenues. Les « plagettes » contribuent à l’agrément de la rive ouest du lac et sont progressivement envahies par les vergnes et les roseaux alors que, dans le passé, elles étaient entretenues par les riverains à la satisfaction de tous. Le sentier piétonnier dit « chemin de Saint Jacques », sur la rive Ouest, est souvent encombré d’arbres morts. Comment concevez-vous l’entretien des rives du lac ?

RÉPONSE :

Réguliers passages d’engins municipaux adaptés pour reboucher ces ornières : les restes d’herbes déposées par les marnages pourraient permettre cela en partie.

Le sentier de St-Jacques doit être remis en état satisfaisant pour justement être attractif et réguler ainsi le tourisme par cette alternative. Un chantier d’insertion ou un appel à projet associatif pourrait être un levier opérationnel pour cela.

g) Malgré les progrès réalisés, de nombreuses épaves subsistent sur les bords du lac. À la faveur d’une modification de la règlementation applicable au lac et à ses rives, pourrait-il être envisagé d’établir des règles plus strictes permettant l’élimination plus rapide de ces épaves ?

RÉPONSE :

Politique annuelle de relevé et d’enlèvement d’épaves de toute nature. Renforcer la collaboration avec l’APER ou des structures comme la Tribu Maritime.

Notification et incitation à la responsabilité des propriétaires dans le cadre du pouvoir de police de salubrité et de l’environnement.

La réglementation liée à l’usage et la navigation du lac sera revu et renforcée.

3 – Sécurité et tranquillité publiques

a) En saison, l’afflux de population crée de nombreuses nuisances : circulation très dense et souvent à grande vitesse sur les pistes cyclables, stationnement de campings cars – notamment dans les rues débouchant sur le lac –, fêtes nocturnes sur les rives du lac, au port (avec une appropriation fréquente des équipements publics), à Pech Lèbre et sur les pontons au Petit-Moutchic, dégradations des bateaux…

Les bateaux à moteur de forte puissance sont de plus en plus nombreux et naviguent à grande vitesse. Les effectifs de la police municipale ont été renforcés mais nos adhérents s’interrogent sur ses horaires de présence sur le terrain, sur les pistes cyclables… Qui appeler en cas de troubles nocturnes ? Quelle politique envisagez-vous en matière de sécurité et de tranquillité publiques, avec quels moyens ?

RÉPONSE :

Renforcement et totale application du pouvoir de police générale du maire : tranquillité et sécurité publiques, ordre public, salubrité et hygiène publique.

La prévention dans ce domaine est nécessaire mais la contrainte et la verbalisation seront un recours plus marqué sur certains abus ou secteurs très touchés par des phénomènes d’insécurité ou d’atteintes à l’environnement.

Création d’un CLSPD (très courant dans les villes de plus de 5.000h ) : conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (mairie – gendarmerie – État – Parquet) : cf CIPD -Ministère de l’intérieur, recommandations aux élus).

La création de l’ECOPAT, unité spécialisée de prévention et d’intervention est un levier pour maîtriser ces problématiques.

Les horaires et la disponibilité opérationnelle de la PM seront revues à la hausse, et une augmentation significative des ressources humaines (ATPM) en été est envisagée avec une capacité de mobilité d’intervention rapide accrue (quads, e-scooters, moyens radio et Gsm corporate..).

b) Le risque incendie est important sur tout le territoire de la commune. Pour les habitations des Nerps à Longarisse, dont le nombre va croissant, il n’existe qu’une voie pour une évacuation éventuelle. Quelle politique de prévention envisagez-vous de mettre en œuvre ?

RÉPONSE :

– Recours à un diagnostic conseil du SDIS, de l’Onf et de la DFCI.

– Renforcement des effectifs de la réserve civile du PCS.

4 – Démocratie locale

a) Le découpage actuel des comités de quartier a pour conséquence qu’il n’existe pas de comité compétent pour l’ensemble des rives du lac, la rive Est étant incluse dans le quartier Ville. Envisagez-vous un redécoupage de ces comités ?

RÉPONSE :

Redécoupage total des comités de quartier et en nombre pour la totalité de la commune, en concertation avec les associations de proximité voire les conseils de lotissement. Le nombre de 6 quartiers est à l’étude a minima. Renforcement des pouvoirs de consultation et de 12 proposition de ces comités, un élu référent, présence du maire a minima à 2 réunions par an.

L’appartenance du secteur du port et Planquehaute au comité Bourg se maintenue. Toutefois, la gestion du port, des berges et périmétrie immédiates de ce secteur sera traitée en double compétence (Lac-Bourg).

Par ailleurs, nous n’excluions pas vu la diversité sociale et géographique de la commune, de créer un Conseil citoyen communal restreint formé de bénévoles à compétences particulières, chargé de s’emparer de problématiques à traiter avec force de proposition. Ce Conseil serait un outil d’éclairage du Conseil municipal avant toute délibération concernant le cadre de vie.

Ce point n’est pas mis dans notre programme mais pourrait être développé (aucun coût).

L’ARLL en tant qu’association pourrait-elle être membre du comité consacré au lac ?

RÉPONSE :

Toute association de proximité et/ou d’intérêt général ou syndicale ayant dans ses statuts l’objectif de porter attention aux problématiques du lac sera invitée aux concertations nécessaires. Les travaux de l’ARLL pourront être un éclairage des élus et base de travail pour affiner nos politiques publiques pour le lac et sa périphérie.

b) Comment concevez-vous la concertation avec les associations : simple information sur des projets déjà définis ou réunion de travail en amont de la conception des projets ?

RÉPONSE :

Les dites associations seront invitées à partager les réflexions en amont et à accompagner les instances municipales tout au long de l’évolution des projets.

Il n’est pas exclu sur des sujets culturels, éducatifs, pédagogiques ou environnementaux, que des appels en projet en bonne et due forme puissent être publiés. Les dites associations pourront y répondre pour développer des actions dans le cadre d’un cahier des charges défini dans le dit appel à projet (ex : actions de sensibilisation, d’intervention d’entretien des berges, d’animation culturelle ou festive, ..).

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