En amont de chaque élection municipale, l’ARLL adresse un certain nombre de questions (mises sur ce site dans un précédent article) pour faire connaître auprès de ses adhérents les objectifs et projets des candidats. Après avoir recueilli leurs réponses, l’association vous livre ici leurs réponses.
Voici les réponses données par la liste Vivons Lacanau.
QUESTIONS GÉNÉRALES
De 1 à 7, dans quel ordre classez-vous les priorités de l’action communales ?
Aménagement du territoire /économie touristique
Économie entrepreneuriales (hors tourisme)
Transports
Transition écologique
Éducation
Culture
De 1 à 4, dans quel ordre classez-vous les risques qui impactent la sécurité du territoire de la commune et impliquent une nécessaire intervention et prévention ?
inondations / gestion des eaux pluviales et d’assainissement
feux de forêt
tempêtes
dangers de la route / circulation automobile
RÉPONSE
Nous avons fait le choix de ne pas établir de classement entre ces priorités.
En effet, l’action communale ne peut être pensée en silos ni hiérarchisée de manière rigide.
Les enjeux d’aménagement du territoire, de transition écologique, d’économie, de transports, d’éducation ou de culture sont profondément interdépendants. Ils doivent être abordés en transversalité, dans une logique de cohérence et d’équilibre au service de l’intérêt général.
De la même manière, les risques impactant la sécurité du territoire appellent une approche globale et coordonnée. La prévention des inondations, des feux de forêt, des tempêtes ou des dangers liés à la circulation relève d’une stratégie intégrée de résilience territoriale.
Le candidat privilégiera donc une méthode de travail fondée sur la complémentarité des politiques publiques, la concertation et l’adaptation aux réalités locales, plutôt qu’un classement qui opposerait artificiellement des priorités qui doivent, au contraire, être traitées simultanément.
1 – Perspectives de développement, urbanisme
a) Le SCOT MEDOC ATLANTIQUE, adopté en février 2024, projette pour Lacanau une population de 8.800 habitants en 2040 pour environ 6000 actuellement. Un objectif aussi volontariste aurait de lourdes conséquences sur la construction de logements et la densification immobilière, la nécessité d’équipements collectifs supplémentaires, les besoins en eau et assainissement, les équipements scolaires…
RÉPONSE
L’objectif démographique inscrit dans le SCoT Médoc Atlantique pour la commune de Lacanau s’inscrit dans une stratégie d’aménagement cohérente et raisonnée, pensée comme un levier structurant de développement territorial et de renforcement du rôle urbain de la commune à l’échelle de son bassin de vie.
L’atteinte de ce niveau démographique conditionne en effet la capacité de Lacanau à se positionner comme une centralité, apte à offrir l’ensemble des services essentiels à la population permanente. Il s’agit de consolider un socle démographique suffisamment robuste pour justifier et pérenniser l’implantation d’équipements structurants, qu’il s’agisse de commerces de proximité, de services marchands et non marchands, d’équipements publics, notamment dans les domaines de l’éducation avec la perspective d’un lycée, ou encore de la santé. Cette dynamique permettrait de réduire les mobilités contraintes vers la métropole bordelaise et en renforçant l’autonomie fonctionnelle du territoire communal.
La capacité d’accueil de Lacanau doit être appréciée à l’aune de la configuration singulière de son territoire, caractérisé par une superficie particulièrement vaste et une organisation spatiale déjà structurée. Cette ampleur foncière offre des marges de manœuvre significatives pour accompagner la croissance démographique sans générer de phénomènes de sur-densification. L’urbanisation projetée peut ainsi être pensée dans une logique de maîtrise de la consommation foncière, d’optimisation des enveloppes urbaines existantes et de préservation de l’environnement. L’objectif poursuivi n’est en aucun cas de porter atteinte aux paysages, ni de dégrader la qualité de vie, mais bien de conforter un modèle d’urbanité à taille humaine, articulé autour d’espaces naturels et forestiers constitutifs de l’identité de notre territoire.
Par ailleurs, les secteurs destinés à être ouverts à l’urbanisation sont d’ores et déjà identifiés par le Plan Local d’Urbanisme (PLU). Leur inscription réglementaire témoigne d’une anticipation maîtrisée de la croissance, assortie d’exigences élevées sur les plans écologique et environnemental. Les opérations à venir s’inscrivent ainsi dans une logique de sobriété foncière, d’intégration paysagère et de performance environnementale, qu’il s’agisse de gestion des eaux pluviales, de préservation de la trame verte et bleue ou de limitation de l’artificialisation des sols. Par ailleurs, une attention particulière est portée à l’écriture architecturale, avec la promotion d’un langage vernaculaire respectueux des formes bâties locales, des matériaux et des gabarits traditionnels, afin de garantir une insertion harmonieuse des nouvelles constructions.
Enfin, la soutenabilité technique de cette trajectoire démographique a été appréhendée de manière rigoureuse. Les réseaux structurants, notamment en matière d’alimentation en eau potable et d’assainissement, sont d’ores et déjà dimensionnés pour absorber la croissance envisagée, ce qui permet d’envisager l’atteinte de l’objectif fixé sans dégradation du service rendu. Ainsi, l’ambition démographique portée par le SCoT relève d’une stratégie territoriale cohérente, adossée à des capacités foncières, réglementaires et techniques maîtrisées, dans la perspective de renforcer son statut de pôle de proximité, offrant à ses habitants l’ensemble des services nécessaires, tout en préservant durablement l’environnement.
b) Le plan local d’urbanisme a été modifié plusieurs fois, depuis son approbation initiale, pour intégrer des modifications législatives ou des projets nouveaux. Un accord cadre pour assistance à maîtrise d’ouvrage d’un montant de 960.000 € a été conclu en septembre 2025 dans le cadre de l’évolution à venir du PLU, le montant des sommes engagées laissant entrevoir des modifications substantielles du plan actuel.
Quelles sont vos orientations en matière d’urbanisme ?
RÉPONSE
Un bureau d’études a récemment été retenu dans le cadre de l’accord-cadre d’assistance à maîtrise d’ouvrage conclu en septembre 2025, en anticipation de l’engagement prochain de plusieurs procédures d’évolution du Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la commune. Le montant de 960 000 euros correspond à un plafond maximal contractuel, fixé conformément aux règles de la commande publique afin d’encadrer juridiquement le marché. Il s’agit d’une enveloppe maximale qui n’a pas vocation à être intégralement mobilisée.
S’agissant des orientations en matière d’urbanisme, la ligne directrice demeure la même que celle fixée lors de l’approbation du PLU en 2017. Il s’agit de poursuivre les ambitions déjà définies en matière de développement communal, de maîtrise de la consommation foncière, de valorisation du cadre paysager et environnemental, ainsi que de consolidation des centralités et des polarités (Ville – Lac – Océan).
Les évolutions envisagées relèveront principalement d’ajustements de zonage et d’actualisations réglementaires rendues nécessaires par les évolutions législatives récentes, par la mise en compatibilité avec le SCoT Médoc Atlantique, ainsi que par la prise en compte de projets nouveaux. Ces adaptations ne traduisent pas une remise en cause de l’économie l’évolution des projets.
L’objectif clef de ces procédures d’évolution est de rendre pleinement effectives les ambitions déjà inscrites dans le PLU, en particulier de permettre la mise en œuvre concrète des huit Orientations d’Aménagement et de Programmation (OAP) qui forment le socle du projet urbain de la commune.
Les risque d’inondations comme la qualité architecturale des nouveaux bâtiments, leur esthétique et leur intégration, en volume et en hauteur, dans leur environnement sont-ils pour vous des préoccupations à intégrer dans le futur PLU ?
Les risques d’inondation constituent en effet des préoccupations majeures qui doivent impérativement être intégrées au futur Plan Local d’Urbanisme (PLU). Le risque d’inondation s’impose aujourd’hui comme un sujet préoccupant dans le domaine de l’aménagement du territoire, au regard du changement climatique et de l’intensification des phénomènes météorologiques extrêmes que nous constatons désormais, y compris en ce moment, avec des épisodes de précipitations particulièrement soutenus et des propriétés désormais exposées à des inondations récurrentes. La prise en compte de cet aléa, l’adaptation des règles d’implantation et de constructibilité ainsi que la maîtrise de l’imperméabilisation des sols devront être examinées avec la plus grande rigueur et retranscrites dans le futur PLU.
S’agissant de la qualité architecturale et de l’insertion paysagère des constructions nouvelles, une attention soutenue a d’ores et déjà été portée à la préservation du patrimoine bâti, notamment à travers la protection de villas présentant une valeur patrimoniale. Par ailleurs un travail est conduit en quotidien par le service Urbanisme de la commune, en étroite collaboration avec l’Architecte des Bâtiments de France (ABF) et l’architecte du CAUE, afin de garantir l’intégration des projets dans leurs environnements.
De surcroit, dans un contexte de forte pression foncière, notamment dans les quartiers lacustres, une vigilance particulière est exercée pour contenir la densification. Des dispositions réglementaires sont à ce titre actuellement en cours de rédaction afin d’être intégrées au futur PLU, avec pour objectif de limiter toute densification excessive et de préserver l’équilibre urbain, paysager et environnemental de ces secteurs sensibles.
c) La justice administrative a annulé le projet de construction prévu sur le site de l’ex-CMS à Carreyre, considérant qu’il s’agissait d’un site naturel remarquable à préserver. Ce site fait cependant toujours l’objet d’une orientation prioritaire d’aménagement dans le PLU actuel. Quelle destination envisagez-vous de donner à ce site ?
RÉPONSE
Si des ajustements vont nécessairement être apportés au projet, la vocation de ce site (OAP n°5 du PLU) demeure inchangée.
d) La réalisation, en 2026 et 2027, du plan-plage du Moutchic va se traduire par une diminution du nombre de places de stationnement disponibles jusqu’alors. Envisagez-vous la réalisation d’un parking complémentaire au cours du prochain mandat ?
RÉPONSE
Le stationnement au Moutchic est un sujet important du plan-plage, en termes d’accessibilité pour les habitants, commerçants, touristes, de qualité des espaces publics et de cadre de vie, de répartition avec les autres modes de déplacements, de prise en compte des sols et de la biodiversité.
Ce sujet n’est pas pris à la légère et a donc été introduit dès les études d’adaptation des plans-plage portée par la Communauté de Communes des Lacs Médocains et le GIP Littoral Aquitain. La commune a souhaité aller plus loin pour travailler les grands principes du plan-plage du Moutchic, avec une étude confiée à un bureau en urbanisme et paysage. Le recul de la voiture (= la voiture n’est plus prioritaire, les stationnements sont positionnés en 2e voire 3e rang, la voiture est régulée par les sens de circulation, les vitesses maximales…) depuis le plan d’eau et dans l’emprise des espaces publics est une orientation adoptée en cohérence avec le PLU, le Schéma des mobilités, présentée dès 2019 (juin et novembre) en concertation et bien reçue.
Pour calibrer les nouveaux stationnements rétro-lacustres, il a été souhaité lancer une campagne de comptages pour mieux connaître l’existant. En conséquence des enseignements des comptages, le Plan-Plage intègre un volume capacitaire à l’équilibre avec la situation existante, cette dernière correspondant à la fréquentation actuelle y compris le stationnement sauvage. Le stationnement est prévu sur deux sites, pour déployer une offre de stationnement progressive selon les besoins.
Le parking rétro-lacustre est imaginé dans une phase secondaire comme marge de manœuvre supplémentaire dans l’évolution du site selon les usages à venir. Ce temps est de toute façon nécessaire à la finalisation de l’échange avec l’ONF. Ce temps pourra être mis à profit pour en débattre et co-construire le projet ensemble.
Le site est inscrit en zone orange du PPRIF, comme à l’entrée du site du Lion où une aire de stationnement a été créée et bénéficie aux habitants. La manière d’aménager cette aire respecte les boisements, le micro-relief, n’imperméabilise pas les sols, est intégrée paysagèrement au Moutchic, il serait interdit aux campings-cars et offrirait une possibilité d’intégrer les bus qui aujourd’hui sont stationnés le long de la voie.
Cette aire de stationnements rétro-lacustre offre une meilleure réponse que l’existant à la loi littoral, au site inscrit-classé, à la vie des habitants, etc.
e) À L’Escourette et aux Nerps, les grandes parcelles sont progressivement divisées en parcelles de petite surface. Beaucoup d’arbres sont abattus, ce qui modifie profondément le paysage. Comment pensez-vous concilier densification et protection du paysage boisé ?
RÉPONSE
Au sein des quartiers lacustres quelques divisions parcellaires ont effectivement été autorisées mais de manière très encadrée et au compte-gouttes, dans un contexte de pression foncière particulièrement élevée. La politique actuellement menée n’est pas celle d’une densification systématique, mais d’un ajustement fin permettant, à titre exceptionnel et au cas par cas, certaines divisions sous réserve de la création de lots détachés de surface suffisamment importante, afin de préserver les paysages et l’environnement. Les divisions dites « en drapeau », particulièrement impactantes en termes de lisibilité paysagère, d’artificialisation et de fragmentation du boisement, sont ainsi évitées. Par ailleurs, le PLU intègre désormais un coefficient de biotope visant à maintenir une proportion minimale de surfaces favorables à la nature, complété par l’imposition de mesures compensatoires de replantation en cas d’abattage d’arbres. La collectivité affiche enfin la volonté de renforcer encore ce cadre à l’avenir, en limitant plus strictement les possibilités de divisions parcellaires lors des prochaines évolutions du PLU, afin de préserver durablement le caractère boisé et paysager de ces secteurs, tout en assurant une gestion qualitative du foncier.
L’ARLL souhaiterait que soient portés par le PNR et l’intercommunalité un plan de paysage et une charte paysagère (espaces végétaux, forestiers, dunaires et formes du bâti) pour les deux lacs ou le seul lac de Lacanau (au titre de la loi sur le paysage du 8 janvier 1993). Qu’en pensez-vous ?
RÉPONSE
Les lacs médocains ont cette particularité rétro-littorale qui en fait en lien entre l’océan et la forêt, avec les bourgs anciens et les stations récentes. L’approche paysagère des lacs a son sens dans cette imbrication, et non isolée.
L’échelle du PNR est pertinente pour initier ces démarches de plan paysage ou charte paysagère. La Charte du PNR contient un important volet paysager, fruit de plusieurs collaborations et de l’articulation avec l’Atlas des Paysages de la Gironde.
Le PNR porte une politique paysagère qui se traduit par des cahiers de recommandations.
La commune de Lacanau participe aux travaux menés par le PNR avec ses collectivités sur le sujet, observe les recommandations des cahiers paysagers.
Poursuivre par l’élaboration d’un Plan de Paysage serait un pas supplémentaire dans l’articulation fine à trouver à chaque instant entre développement et préservation qui constituent deux missions centrales des PNR, et un ferment fédérateur supplémentaire du PNR.
Le paysage est une matière vivante, historique, perçue et vécue, experte et citoyenne qui offre un liant entre tous et probablement la ligne juste d’un développement intégré, local, juste, soutenable.
g) Une association soutenue dans ses demandes par des élus locaux réclame la réalisation d’une liaison par tram-train entre Bordeaux et Lacanau alors même qu’une agence de conseil, missionnée par ces mêmes élus, souligne l’absence de rentabilité économique d’un tel investissement. Comment abordez-vous le sujet des mobilités entre Lacanau et la métropole bordelaise ?
RÉPONSE
La question des mobilités entre Lacanau et la métropole bordelaise constitue un enjeu stratégique pour l’avenir du territoire. Elle s’inscrit dans une histoire ancienne : Lacanau a déjà été reliée à Bordeaux par le train au début du XXe siècle et la problématique de la connexion avec la métropole demeure centrale, tant pour les déplacements domicile-travail que pour la gestion des flux touristiques.
Notre position est clairement de travailler à l’amélioration d’une liaison structurante entre Lacanau et la métropole. Cette ambition ne se limite pas à une option unique : elle suppose d’étudier l’ensemble des hypothèses de manière sérieuse et objectivée, qu’il s’agisse d’un tram-train, d’un bus express à haut niveau de service ou de solutions combinées.Il ne s’agit ni d’écarter a priori une solution, ni de s’enfermer dans un projet unique sans analyse complète. Chaque scénario doit être évalué au regard de critères précis : faisabilité technique, coût d’investissement et de fonctionnement, impact environnemental, capacité à absorber les flux saisonniers, temps de trajet, attractivité pour les usagers et soutenabilité financière à long terme.
Cette réflexion doit impérativement s’inscrire dans un cadre partenarial avec les collectivités compétentes en matière de transport – notamment la Région et la Métropole – ainsi qu’avec les territoires voisins du Médoc.
Nous souhaitons que ce travail se poursuive dans un cadre structuré de concertation : forums des mobilités, réunions publiques, échanges avec les associations et les acteurs socio-économiques.
En résumé, notre position est claire : affirmer la nécessité d’une liaison performante entre Lacanau et la métropole bordelaise et engager l’étude approfondie de toutes les solutions – tram-train, ferroviaire ou bus express – afin de retenir celle qui sera la plus réaliste, la plus efficace et la plus soutenable pour le territoire.
h) Seriez-vous prêt à mettre en place une Charte d’engagement pour un tourisme responsable à Lacanau ?
RÉPONSE
L’Agenda 21 communal porte un projet ambitieux en matière d’activité économique et touristique, à articuler avec les acteurs compétents que sont l’office de tourisme, la CCMA, le PNR Médoc.
Tous les projets participant à l’attractivité de la commune sont d’abord pensés pour les habitants, facteur important de « responsabilité ».
2 – Équipements publics
a) Des travaux importants ont été réalisés sur le système d’assainissement au cours des dernières années mais il demeure encore de nombreuses difficultés qui apparaissent en cas de fortes pluies (lotissement de l’allée du Mayne, promenade de Pech Lèbre, par exemple). À L’Escourette et aux Nerps jusqu’à Longarisse, la division progressive des parcelles va augmenter la charge sur le réseau d’assainissement.
Prévoyez-vous une réflexion d’ensemble sur l’adaptation du réseau à l’évolution de la population permanente et saisonnière ?
RÉPONSE
La réflexion d’ensemble sur la gestion du système d’assainissement fait l’objet d’une démarche cadrée avec les Services de l’État, nommée « schéma directeur d’assainissement ». Ce schéma est rédigé sur la base de diagnostics des réseaux (passages caméra, test à la fumée, contrôles de branchements…), de bilans de fonctionnement en temps sec, en temps de pluie, en période permanente et saisonnière et en intégrant enfin les perspectives des documents d’urbanisme. Après ce diagnostic, il est retenu des priorités de travaux et un planning de réalisation cohérents d’un point de vue technique et financier. Ce schéma directeur d’assainissement vient d’être actualisé à Lacanau avec un nouveau programme de travaux pour 10 ans. Les capacités d’investissement vont en outre être augmentées grâce à des financements exceptionnels obtenus auprès de l’Agence de l’Eau Adour Garonne dans le cadre du « contrat territorial Fleuve et côtiers du Bassin d’Arcachon » signé à l’automne 2025 (6 000000 HT)
b) Les inondations de 2023/2024 ont montré notamment que l’entretien des fossés de drainage et des noues, particulièrement ceux relevant de propriétaires privés, était insuffisant. Quelle action comptez-vous engager pour garantir un entretien régulier et conforme aux prescriptions du SIAEBVELG de l’ensemble du réseau de drainage de la commune ?
RÉPONSE
Les inondations de 2023/2024 ont rappelé la situation géographique complexe de Lacanau entre des apports d’eau importants et rapides depuis l’amont des bassins versants (Hourtin, Carcans, Brach, Salaunes, Sainte-Hélène, Le Temple, Saumos), la concentration d’eau naturelle autour du cours d’eau de la Berle et les difficultés d’écoulements des eaux quand la nappe phréatique est en surface et le lac à des niveaux élevés. Les stratégies premières sont donc de réguler les eaux de l’amont à l’aval en collaboration et en solidarité avec les communes voisines :
– Augmentation des zones d’expansion des crues sur les lacs et marais d’Hourtin et de Carcans ainsi que dans les marais de Cousseau et du Gnac ;
– Réduction des vitesses d’écoulements sur les cours d’eau de l’amont en particulier à Sainte-Hélène ;
– Déviation des eaux autour de la zone urbanisée de Lacanau par le cours d’eau de l’Eyron, de Planquehaute et du Pont des Tables ;
– Amélioration des conditions d’écoulement des eaux vers le Bassin d’Arcachon tout en évitant les débordements du canal à Lège Cap-Ferret.
Dans la zone urbanisée, la commune et le SIAEBVELG poursuivent l’entretien annuel des fossés d’intérêt général fixé par arrêté préfectoral. Cet arrêté permet l’intervention des collectivités avec des fonds publics même sur le domaine privé du fait des enjeux d’inondations. Cet arrêté ne permet pas pour l’instant l’intervention des collectivités sur les autres fossés privés qui sont de la responsabilité des propriétaires. Pour autant, conscient de cette problématique, la commune a lancé en 2025, le schéma directeur des eaux pluviales. Il s’agit de l’équivalent du schéma directeur d’assainissement mais pour la gestion spécifique des eaux de pluies en zone urbaine. Il permettra de programmer de de nouveaux aménagements et entretiens dans les zones qui seront jugées prioritaires et permettront éventuellement de proposer une modification de l’arrêté préfectoral classant les fossés d’intérêt général.
Il est enfin important de rappeler que le phénomène de débordement de la nappe en surface dans les jardins et les points bas de la zone urbaine peut certes apporter des inquiétudes et des désagréments, il est pour autant une situation naturelle pour le territoire et qui le préserve d’accumulation massive d’eau vers l’aval avec des inondations qui pourraient être nettement plus grave.
c) De nombreuses rues de la commune sont dans un état dégradé. Envisagez-vous d’inscrire au budget de la commune un plan pluriannuel de réfection ?
RÉPONSE
La commune ne fonctionne pas au coup par coup, mais dans le cadre d’une programmation budgétaire structurée qui permet d’identifier chaque année les rues prioritaires et d’inscrire les crédits correspondants au budget. Cette planification s’appuie sur un suivi technique régulier de l’état des chaussées et sur une hiérarchisation fondée sur des critères objectifs : niveau de dégradation, sécurité, fréquentation, coordination avec les travaux de réseaux.
Cette approche pluriannuelle permet également d’optimiser les investissements en synchronisant, lorsque cela est possible, les travaux de voirie avec les opérations d’assainissement ou d’intervention sur les réseaux, afin d’éviter des réouvertures ultérieures.
L’objectif est de poursuivre cette programmation de manière constante et soutenable financièrement, afin d’améliorer progressivement l’état général des rues de la commune tout en garantissant une gestion responsable des finances publiques.
d) Certaines pistes cyclables en ciment (Longarisse-Le Lion, piste rejoignant cette piste à la piste du Baganais) sont en très mauvais état et dangereuses. Envisagez-vous un plan d’entretien ou de rénovation de ces pistes ?
RÉPONSE
Le schéma directeur cyclable de Médoc Atlantique est en cours de réalisation. Il complète à la fois le schéma des mobilités communal où la place du vélo est notable comme alternative à la voiture individuelle et mode de découverte du territoire, et le schéma vélo adopté à l’échelle du PNR Médoc. Dans ce cadre, des priorités et budgets pourront être engagés sur des axes comme Longarisse-Le Lion et le Baganais, Lacanau Océan – Carcans.
3 – Le lac de Lacanau et son environnement
Le lac de Lacanau est un écosystème fragile, essentiel à la biodiversité, à la qualité de vie, et à une part de l’attractivité du territoire.
a) Maîtriser la fréquentation : une nécessité
La cohabitation entre résidents et personnes venues de l’extérieur peut être harmonieuse à condition que le nombre des visiteurs ne soit pas excessif et que chacun fasse preuve de civilité.
En saison, le niveau actuel de fréquentation nous paraît avoir atteint ses limites. En avant- saison, les évènements ludo-sportifs de week-end se multiplient au détriment de la tranquillité des riverains.
Les autorisations d’occupation du domaine public, en bordure de lac, contribuent à l’augmentation de la fréquentation par les activités qui sont proposées. Envisagez-vous une stabilisation, un développement ou une réduction de ces AOT ? Dans le passé, les constructions sur la plage du Moutchic étaient démontées hors saison ; ce n’est plus le cas. Qu’en pensez-vous ?
Quelle politique comptez-vous mener à l’égard des loueurs de bateaux, des loueurs forains de kite surfs et autres engins de glisse, des organisateurs professionnels de parties de pêche à la ligne ?
RÉPONSE
Le Plan-Plage a été engagé dès 2016 pour améliorer la qualité d’accueil du site face à la croissance importante de sa fréquentation et aux nuisances que cela peut entraîner pour les riverains.
Alors que les travaux ont démarré il y a deux mois, une Étude Lac vient à son tour d’être lancée comme annoncé au forum du lac pour concilier préservation du lac et usages, dans un contexte où l’eau attire. À travers le diagnostic et le plan-guide concertés, les orientations relatives à ces sujets seront prises collectivement.
Dans la continuité des actions de l’Agenda 21 (Préserver l’esprit « village » à Lacanau, maîtriser l’urbanisation autour du lac), l’idée d’une charte d’intégration des concessions a émergé.
b) La qualité des eaux et l’entretien des rives
Quels sont d’après vous les principaux facteurs qui participent à la dégradation de la qualité de l’eau, à la détérioration des espaces naturels et du cadre de vie des riverains ?
Parmi ces facteurs, quels sont ceux – les plus impactants – sur lesquels pensez-vous qu’il est urgent d’agir ?
RÉPONSE
La qualité des eaux du lac ne s’est pas dégradée, c’est même tout le contraire et c’est ce qui a été présenté par les experts extérieurs lors du forum du lac en septembre 2024 :
– Qualité d’eau excellente pour la baignade tant d’un point de vue de la bactériologie que des cyanobactéries : voir les données de l’Agence Régionale de Santé
– Qualité des eaux en physico-chimie et en termes de biodiversité en amélioration constante depuis les années 1990 : voir le rapport DYLAQ de l’INRAE. Les nutriments (azote et phosphore) sont à des taux très faibles, l’eau est devenue plus transparente et on observe le retour de plantes caractéristiques de lac de bonne qualité. A ce stade de qualité des eaux, seuls les nutriments issus du recyclage naturel des végétaux du lac et de ses sédiments sont perceptibles dans les analyses.
L’inquiétude sur la qualité des eaux vient de la présence « d’algues ». Cependant, parmi les nombreuses algues toutes ne sont pas le signes d’une mauvaise qualité des eaux et même au contraire. Les algues Characées qui étaient présentes dans les lacs médocains dans les années 1960 et avaient en grande partie disparu, sont maintenant revenues dans le lac et forment à nouveaux des herbiers intéressants. Ce sont les mêmes algues qui sont également présentes dans les lacs alpins de bonne qualité d’eau. Parmi, ces algues, on observe aussi les spirogyres qui du fait de leur aspect visqueux donne cette impression de mauvaise qualité d’eau : ce sont simplement les algues les plus communes d’Aquitaine et qui sont caractéristiques d’eaux claires et qui se réchauffent rapidement au printemps.
Sur les actions à réaliser pour l’avenir, il faut :
– Maintenir l’amélioration continue des réseaux d’assainissement et conserver le rejet des stations d’épuration du territoire en dehors des lacs ce qui est le cas actuellement ;
– Poursuivre les actions avec les exploitants agricoles et forestiers pour contenir dèsnl’amont les flux d’azote et de phosphore nécessaires à la croissante des plantes ;
– Augmenter encore les surfaces de zones humides qui permettent de filtrer les eaux avant leurs arrivées dans les lacs ;
– Préserver et restaurer les plantes présentes sur les rives des lacs qui participent à leur auto-épuration ;
– Maintenir les programmes de suivis scientifiques des eaux des lacs médocains avec les chercheurs de l’Université de Bordeaux et de l’INRAE pour anticiper les changements, en particulier liés à l’évolution du climat.
Détérioration des espaces naturels et du cadre de vie
Les changements climatiques et l’évolution des usages sur le lac ont des impacts sur les espaces naturels et le cadre de vie. Pour préparer et anticiper ces modifications et réduire leurs impacts, la commune a lancé par anticipation une étude avec le GIP Littoral, le SIAEBVELG et ses partenaires, nommée « Espace Naturel Fréquenté ». L’objectif est clairement de dresser un bilan de la situation actuelle, d’anticiper les changements pour proposer, en concertations avec tous les acteurs concernés et en particulier l’ARLL, les moyens de préserver les espaces naturels et le cadre de vie du lac.
c) Selon vous, quel rôle ou implication peuvent jouer un diagnostic écologique et une étude sur l’impact des activités dans l’espace du lac (qualité de l’eau et des espaces naturels, biodiversité, usages, nuisances…) sur votre gestion territoriale ?
RÉPONSE
C’est plutôt le sens que prend l’étude Lac, qui vise à ouvrir un dialogue inédit à l’échelle du lac, à croiser les sujets fréquentation-préservation dans un contexte de changement climatique. Et d’érosion de la biodiversité.
L’étude nous permettra de définir les actions à mettre en place pour tenir cet équilibre ténu entre fréquentation et préservation (communication, aménagement, désaménagement, gestion, révision des réglementations…), à nous adapter collectivement.
Cette étude s’inscrit ainsi dans la continuité de ce qui a été engagé depuis 2014, pour nourrir la vision du territoire, tout en offrant une nouvelle dynamique. La commune souhaite en effet toujours être dans l’adaptation et l’innovation pour faire face aux défis qui se posent.
Cette « Étude Lac » constitue une nouvelle aventure pour la nouvelle équipe municipale qui sera en place et vise à envisager ensemble une meilleure utilisation de notre lac.
Elle fonde donc l’action municipale, mais aussi l’action privée qui prend place sur le lac et ses rives, pour aller ensemble dans le même sens.
d) Quelles seraient les démarches ou les outils les plus efficaces pour sensibiliser, associer et impliquer les habitants, les touristes, les acteurs économiques ?
RÉPONSE
Un Guide a été fait avec les conseils de quartiers. Un sentier d’Art et d’Environnement passe également par le lac.
Aujourd’hui, nous pensons aussi à :
– une charte des bonnes pratiques faits avec les habitants pour les visiteurs (A21) ;
– une gestion partagée des rives du lac pour une cohérence entre la propriété publique et privée (A21), avec des expérimentations (A21) ;
– proposer des outils aux socio-professionnels à destination de leurs clients/publics : documentation, guide, kits/mallettes pédagogiques ;
– mieux faire connaître le sentier de la Berle au cœur de la réserve biologique dirigée ;
– proposer un parcours de la biodiversité qui passerait par le lac (A21) ;
– mettre en place des éco-gardes (A21) ;
– réaliser un atlas de biodiversité communal (démarche participative) (A21) ;
– l’OT, le PNR et le Siaebvelg proposent des formations aux socio-pro, à poursuivre et consolider.
Si la volonté d’innover et de dialogue est forte et partagée, pourquoi pas réfléchir à un « parlement du lac » pour rassembler dans un espace d’échanges et de concertation, les principaux acteurs de la communauté lacustre canaulaise.
e) Les plantes exotiques invasives (jussie, egeria, lagarosiphon) : quelles actions envisagez-vous de réaliser pour en limiter la prolifération et sauvegarder les zones de baignade ?
Par ailleurs en été, les plantes sectionnées par les moteurs ou les cygnes s’échouent sur le rivage en amas nauséabonds. Quelle action envisagez-vous en la matière ?
RÉPONSE
La stratégie envisagée repose d’abord sur une approche coordonnée et scientifique. La lutte contre ces espèces ne peut être improvisée : elle suppose un diagnostic précis des zones colonisées, un suivi régulier de leur évolution et le recours à des méthodes adaptées (arrachage mécanique ou manuel ciblé, interventions planifiées avant les périodes de dissémination). L’objectif est de contenir la progression des herbiers tout en évitant des interventions trop lourdes qui favoriseraient leur fragmentation et leur dispersion.
Une attention particulière sera portée aux zones de baignade et aux secteurs les plus fréquentés, afin de garantir des conditions d’usage satisfaisantes pendant la saison estivale. Les interventions y seront priorisées, dans le respect de la réglementation environnementale applicable au plan d’eau.
S’agissant des amas végétaux échoués sur les rives en été, qu’ils résultent du passage des hélices ou de phénomènes naturels, un dispositif de collecte plus réactif peut être mis en place pendant la haute saison. Des passages réguliers des services techniques permettront d’évacuer ces dépôts avant qu’ils ne se décomposent et ne génèrent des nuisances olfactives. Là encore, l’organisation devra être adaptée à la fréquence des échouages et aux conditions météorologiques.
Enfin, la prévention joue un rôle essentiel. La sensibilisation des usagers du lac, notamment concernant la navigation dans les herbiers, peut contribuer à limiter le sectionnement et la dispersion des plantes. Une coordination avec les autorités compétentes et les partenaires institutionnels est également indispensable, car la gestion des espèces invasives dépasse le seul cadre communal.
L’objectif poursuivi est clair : contenir la prolifération des plantes invasives, préserver la qualité écologique du lac et maintenir des conditions d’usage compatibles avec la baignade et les activités nautiques, dans une logique d’équilibre entre protection de l’environnement et qualité de vie.
f) Les rives du lac sont creusées d’ornières dues à l’action des sangliers ou au passage de tracteurs trop lourds. Elles méritent d’être mieux entretenues. Les « plagettes » contribuent à l’agrément de la rive ouest du lac et sont progressivement envahies par les vergnes et les roseaux alors que, dans le passé, elles étaient entretenues par les riverains à la satisfaction de tous. Le sentier piétonnier dit « chemin de Saint Jacques », sur la rive Ouest, est souvent encombré d’arbres morts. Comment concevez-vous l’entretien des rives du lac ?
RÉPONSE
Ce qui peut apparaître comme un défaut d’entretien relève parfois d’une volonté de laisser évoluer certains milieux pour préserver la biodiversité. Il est donc essentiel de partager ces orientations avec les riverains, dans un esprit de pédagogie et de transparence.
Dans cette perspective, la commune souhaite inscrire l’entretien des rives dans une démarche de gestion durable et participative, inspirée des principes de l’Agenda 21. Cela pourrait prendre la forme d’échanges réguliers avec les associations, de réunions d’information sur les enjeux écologiques du lac, voire d’actions citoyennes encadrées (journées de nettoyage, chantiers participatifs ciblés), dans le respect du cadre réglementaire.
L’objectif est d’aboutir à une gestion équilibrée : des rives accueillantes, accessibles et sécurisées, mais entretenues de manière compatible avec les enjeux de biodiversité qui font aussi la richesse et l’identité du lac.
g) Malgré les progrès réalisés, de nombreuses épaves subsistent sur les bords du lac. À la faveur d’une modification de la règlementation applicable au lac et à ses rives, pourrait-il être envisagé d’établir des règles plus strictes permettant l’élimination plus rapide de ces épaves ?
RÉPONSE
La commune est favorable à une application rigoureuse de la réglementation existante et, si cela s’avère nécessaire, à son évolution afin de permettre une intervention plus rapide et plus efficace. Toute modification du cadre réglementaire applicable au lac et à ses rives doit toutefois s’inscrire dans le respect des compétences respectives de la commune, de l’État et, le cas échéant, du gestionnaire du plan d’eau.
Plusieurs pistes peuvent être étudiées : clarification des délais laissés aux propriétaires pour retirer une embarcation abandonnée, simplification des procédures de mise en demeure, définition plus précise de la notion d’abandon ou d’état d’épave, et possibilité d’intervention d’office avec récupération des frais engagés. L’objectif est de réduire les délais entre le constat d’abandon et l’enlèvement effectif.
Au-delà de l’aspect réglementaire, un recensement régulier des embarcations en mauvais état, une information claire des propriétaires sur leurs obligations et une coordination étroite entre les services concernés sont indispensables pour agir de manière réactive.
La volonté est donc claire : tendre vers une gestion plus exigeante et plus rapide des situations d’abandon, afin de préserver durablement la qualité environnementale et paysagère du lac, tout en garantissant l’équité et la sécurité juridique des procédures engagées.
3 – Sécurité et tranquillité publiques
a) En saison, l’afflux de population crée de nombreuses nuisances : circulation très dense et souvent à grande vitesse sur les pistes cyclables, stationnement de campings cars – notamment dans les rues débouchant sur le lac –, fêtes nocturnes sur les rives du lac, au port (avec une appropriation fréquente des équipements publics), à Pech Lèbre et sur les pontons au Petit-Moutchic, dégradations des bateaux…Les bateaux à moteur de forte puissance sont de plus en plus nombreux et naviguent à grande vitesse. Les effectifs de la police municipale ont été renforcés mais nos adhérents s’interrogent sur ses horaires de présence sur le terrain, sur les pistes cyclables…Qui appeler en cas de troubles nocturnes ?
Quelle politique envisagez-vous en matière de sécurité et de tranquillité publiques, avec quels moyens ?
RÉPONSE
La politique municipale en matière de sécurité et de tranquillité publiques repose sur plusieurs axes complémentaires. Tout d’abord, le renforcement des effectifs de la police municipale s’accompagne d’une organisation adaptée aux contraintes de la saison estivale, avec une présence accrue sur le terrain et des horaires élargis, notamment en fin de journée et en soirée. Les secteurs identifiés comme sensibles font l’objet d’une attention prioritaire. La visibilité des patrouilles constitue un élément dissuasif essentiel.
Ensuite, la coordination avec la gendarmerie est systématique afin d’assurer une continuité d’intervention, en particulier la nuit. Il est important de rappeler qu’en cas de troubles nocturnes ou de situation nécessitant une intervention immédiate, les riverains doivent composer le 17, qui permet de solliciter directement les forces compétentes.
Concernant les problématiques spécifiques, des contrôles ciblés sont réalisés sur les pistes cyclables et les axes à forte fréquentation afin de lutter contre les comportements dangereux. La réglementation relative au stationnement des camping-cars est appliquée avec vigilance, et des ajustements peuvent être étudiés si nécessaire pour éviter les occupations prolongées ou inadaptées à proximité immédiate du lac.
Sur le plan d’eau, le respect des règles de navigation et des limitations de vitesse fait l’objet d’un travail en lien avec la police du lac.
Au-delà des actions de contrôle, nous entendons également renforcer les actions de prévention, de signalétique et de sensibilisation, notamment en période estivale. L’objectif est de responsabiliser les usagers et de rappeler clairement les règles qui garantissent le respect des lieux et des personnes.
Notre engagement est clair : préserver l’équilibre entre attractivité touristique et qualité de vie des habitants permanents. Cette exigence suppose des moyens adaptés, une présence effective sur le terrain, mais aussi un dialogue constant avec les riverains.
Nous restons donc pleinement disponibles pour poursuivre les échanges avec votre association et évaluer régulièrement l’efficacité des mesures mises en œuvre.
b) Le risque incendie est important sur tout le territoire de la commune. Pour les habitations des Nerps à Longarisse, dont le nombre va croissant, il n’existe qu’une voie pour une évacuation éventuelle. Quelle politique de prévention envisagez-vous de mettre en œuvre ?
RÉPONSE
La politique de prévention de la commune s’inscrit d’abord dans le cadre réglementaire existant et dans les dispositifs formalisés de gestion des risques. À ce titre, le Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs (DICRIM) précise les risques identifiés sur le territoire, les mesures de prévention mises en œuvre ainsi que les consignes à respecter par la population en cas d’alerte. Il constitue le document de référence en matière d’information et de préparation des habitants face au risque incendie.
La commune veille à la diffusion et à l’actualisation de ce document, ainsi qu’à la sensibilisation régulière des riverains aux obligations légales de débroussaillement et aux comportements à adopter en période de risque élevé. La prévention repose en effet en grande partie sur la responsabilité individuelle et collective : entretien des parcelles, limitation des sources potentielles d’ignition, respect des arrêtés préfectoraux en période estivale.
Nous continuerons à travailler en lien étroit avec les services compétents, notamment le service départemental d’incendie et de secours, pour s’assurer de l’adéquation des dispositifs de défense extérieure contre l’incendie et des plans d’intervention.
Ainsi, la stratégie repose sur trois piliers : information via le DICRIM, prévention par le respect des obligations réglementaires et coordination avec les services de secours, afin de garantir la sécurité des habitants face à un risque qui concerne l’ensemble du territoire.
4 – Démocratie locale
a) Le découpage actuel des comités de quartier a pour conséquence qu’il n’existe pas de comité compétent pour l’ensemble des rives du lac, la rive Est étant incluse dans le quartier Ville. Envisagez-vous un redécoupage de ces comités ? L’ARLL en tant qu’association pourrait-elle être membre du comité consacré au lac ?
RÉPONSE
Plus qu’un redécoupage, c’est la représentativité qui mérite d’être étudiée pour mieux prendre en compte les spécificités du lac. Toutefois, un tel ajustement doit s’inscrire dans une réflexion plus large sur le fonctionnement des comités de quartier, leurs périmètres et leurs missions, afin de garantir cohérence et efficacité. Dans ce cadre, des citoyens adhérents à l’association pourront bien entendu se porter candidats.
b) Comment concevez-vous la concertation avec les associations : simple information sur des projets déjà définis ou réunion de travail en amont de la conception des projets ?
RÉPONSE
La concertation avec les associations ne peut pas se limiter à une simple information sur des projets déjà arrêtés. Elle doit s’inscrire dans une démarche de dialogue et de co-construction, en amont des décisions, afin de permettre une réelle prise en compte des expertises d’usage et des attentes du territoire. Les associations constituent des interlocuteurs essentiels : elles disposent d’une connaissance fine du terrain, des pratiques et des enjeux locaux. Leur implication dès les phases de réflexion et de conception permet d’enrichir les projets, d’anticiper les points de vigilance et de renforcer leur acceptabilité.
Dans le cadre de l’Étude Lac, le groupe de concertation mis en place représente à cet égard une instance particulièrement pertinente. Il ne devrait pas être considéré comme un dispositif ponctuel lié uniquement à la durée de l’étude, mais comme une dynamique à faire perdurer. Maintenir ce groupe au-delà de la phase d’élaboration permettrait d’accompagner concrètement le déploiement du plan-guide et d’en assurer le suivi dans le temps.
Cette continuité offrirait un cadre structuré pour partager l’avancement des actions, évaluer les premiers retours d’expérience et, si nécessaire, ajuster les orientations. Elle traduirait une volonté de transparence et d’implication durable des acteurs locaux, tout en consolidant une gouvernance partenariale autour des projets liés au lac.
