RÉPONSES LACANAU NATURELLEMENT

RÉPONSES LACANAU NATURELLEMENT

En amont de chaque élection municipale, l’ARLL adresse un certain nombre de questions (mises sur ce site dans un précédent article) pour faire connaître auprès de ses adhérents les objectifs et projets des candidats. Après avoir recueilli leurs réponses, l’association vous livre ici leurs réponses.
Voici les réponses livrées par la liste Lacanau Naturellement.

QUESTIONS GÉNÉRALES :

Dans quel ordre classez-vous les priorités de l’action communale ?

Aménagement du territoire : 5

Économie touristique : 5

Économie entrepreneuriale : 7

Transports : 6

Transition écologique : 7

Éducation : 7

Culture : 7

Inondations : 4

Feux de forêt : 4

Tempêtes : 3

Dangers de la route : 3

1- PERSPECTIVE de DÉVELOPPEMENT, URBANISME

a) Le SCOT MEDOC ATLANTIQUE, adopté en février 2024, projette une population de 8.800 habitants en 2040 pour environ 6000 actuellement. Un objectif aussi volontariste aurait de lourdes conséquences sur la construction de logements et la densification immobilière, la nécessité d’équipements collectifs supplémentaires, les besoins en eau et assainissement, les équipements scolaires…Comment vous situez vous par rapport à cette prospective ?

RÉPONSE

Nous sommes contre le fait de monter à 8 800 habitants. Le seuil de 7500 est à ne pas dépasser à nos yeux.

b) Des travaux importants ont été réalisés sur le système d’assainissement au cours des dernières années mais il demeure encore de nombreuses difficultés qui apparaissent en cas de fortes pluies (lotissement de la rue Mayne, allée de Pech Lèbre, par exemple). Prévoyez-vous une réflexion d’ensemble sur l’adaptation du réseau à l’évolution de la population permanente et saisonnière ?

RÉPONSE

– préserver les zones inondables ;

– vides sanitaires sous les maisons ou constructions sur plots ;

– enrobés drainants et absorbants ;

– tuiles claires pour limiter la chaleur en été ;

– respect sur Lacanau-Ville et Lacanau-Océan dans les centres bourgs d’un style Canaulais et préservation des villas remarquables ;

– respect des hauteurs des faîtages par rapport à la hauteur des constructions d’un quartier (pas de construction haute par exemple dans un quartier pavillonnaire).

c) Le plan local d’urbanisme a été modifié plusieurs fois, depuis son approbation initiale, pour intégrer des modifications législatives ou des projets nouveaux. Un accord cadre pour assistance à maîtrise d’ouvrage d’un montant de 960.000 € a été conclu en septembre 2025 dans le cadre de l’évolution à venir du PLU, le montant des sommes engagées laissant entrevoir des modifications substantielles du plan actuel. Quelles sont vos orientations en matière d’urbanisme ?

Les risques d’inondations comme la qualité architecturale des nouveaux bâtiments, leur esthétique et leur intégration, en volume et en hauteur, dans leur environnement sont-ils pour vous des préoccupations à intégrer dans le futur PLU ?

Les inondations de 2023/2024 ont montré notamment que l’entretien des fossés de drainage et des noues, particulièrement ceux relevant de propriétaires privés, était insuffisant. Quelle action comptez-vous engager pour garantir un entretien régulier et conforme aux prescriptions du SIAEBVELG de l’ensemble du réseau de drainage de la commune ?

RÉPONSE

Pour l’ancien CMS, nous souhaitons réhabiliter 2 voire 3 bâtiments pour en faire une maison des associations et des artistes et un musée. Pour le reste du site, après l’avoir nettoyé, il restera naturel.

d) La justice administrative a annulé le projet de construction prévu sur le site de l’ex CMS à Carreyre, considérant qu’il s’agissait d’un site naturel remarquable à préserver. Ce site fait cependant toujours l’objet d’une orientation prioritaire d’aménagement dans le PLU actuel. Quelle destination envisagez-vous de donner à ce site ?

RÉPONSE

Pour le Moutchic, nous ne souhaitons pas de parking supplémentaire, encore moins en zone boisée. Cela suit notre position sur le refus du PEM à l’Océan.

e) La réalisation, en 2026 et 2027, du plan-plage du Moutchic va se traduire par une diminution du nombre de places de stationnement disponibles jusqu’alors. Envisagez-vous la réalisation d’un parking complémentaire au cours du prochain mandat ?

RÉPONSE

Nous souhaitons revoir le PLU et de ne pas autoriser la division parcellaire en dessous de 400 m2. Garder des arbres remarquables nous semble aussi indispensable.

f) De nombreuses rues de la commune sont dans un état dégradé. Envisagez-vous d’inscrire au budget de la commune un plan pluriannuel de réfection ?

RÉPONSE 

C’est une bonne solution à nos yeux.

g) À L’Escourette et aux Nerps, les grandes parcelles sont progressivement divisées en parcelles de petite surface. Beaucoup d’arbres sont abattus, ce qui modifie profondément le paysage. Comment pensez-vous concilier densification et protection du paysage boisé ?

RÉPONSE

Notre position privilégie d’avance un bus BHNS entre la métropole et Lacanau. Il partirait d’Eysines-Cantinole à l’arrivée du Tram jusqu’à Lacanau-Océan. Nous regrettons que le Tramway ne soit pas allé jusqu’à Saint-Médard.

2 – ÉQUIPEMENTS PUBLICS 

a – Une réflexion et une étude sera menée.

Nous souhaitons revoir les réseaux sur la Ville et étudier la possibilité d’une deuxième station d’épuration à Lacanau-Ville, pour le côté à l’est du lac, et aussi pour soulager celle qui servirait du coup aux villages à l’ouest du lac et à l’Océan.

b – Nous souhaitons entretenir les fossés et les crastes communales et informer les propriétaires particuliers des risques d’un défaut d’entretien des leurs. Nous pourrons mettre en œuvre un programme d’aide pour cela.

c – Oui, cela est nécessaire.

d – Pour les pistes communales, oui un plan doit être établi sur la durée du mandat.

3 – LE LAC DE LACANAU

Le lac de Lacanau est un écosystème fragile, essentiel à la biodiversité, à la qualité de vie, et à une part de l’attractivité du territoire.

a) Maîtriser la fréquentation : une nécessité

Notre lac est fréquenté par les résidents qui logent à proximité et par des personnes venues de l’extérieur. La cohabitation peut être harmonieuse à condition que le nombre des visiteurs ne soit pas excessif et que chacun fasse preuve de civilité. En saison, le niveau actuel de fréquentation nous paraît avoir atteint ses limites. En avant-saison, les évènements ludo-sportifs de week-end se multiplient au détriment de la tranquillité des riverains. Les autorisations d’occupation du domaine public, en bordure de lac, contribuent à l’augmentation de la fréquentation par les activités qui sont proposées. Envisagez-vous une stabilisation, un développement ou une réduction de ces AOT ?

Dans le passé, les constructions sur la plage du Moutchic étaient démontées hors saison ; ce n’est plus le cas. Qu’en pensez-vous ?

Quelle politique comptez-vous mener à l’égard des loueurs de bateaux, des loueurs forains de kite surfs et autres engins de glisse, des organisateurs professionnels de parties de pêche à la ligne ?

RÉPONSE

Pour les AOT, nous souhaitons en rester là où nous en sommes, sans augmenter leur nombre. Pas de démontage prévu (hormis le Splash Park), cela n’est pas gênant en hiver.

Nous souhaitons renforcer la Police Municipale pour les incivilités et créer une brigade verte.

Pour la Police du Lac, nous souhaitons la positionner au port à la Ville.

Pour les loueurs de bateaux, pas de nouveaux.

Cela permet de glisser au passage que nous sommes pour limiter la puissance sur le lac à 90 chevaux et aussi pour accompagner les ménages modestes à remplacer les moteurs 2 temps polluants par une aide pour des moteurs économiques.

Pour les kite surfs, il faut leur faire respecter la règle de rester dans la zone prévue à cet effet.

Pour les pêcheurs, des zones seront étudiées en même temps que nous reverrons le balisage du lac.

b) La qualité des eaux et l’entretien des rives

Quels sont d’après vous les principaux facteurs qui participent à la dégradation de la qualité de l’eau, à la détérioration des espaces naturels et du cadre de vie des riverains ?

Parmi ces facteurs, quels sont ceux – les plus impactant – sur lesquels pensez-vous qu’il est urgent d’agir ?

RÉPONSE

Pour la qualité des eaux, il nous semble nécessaire de limiter les moteurs polluants comme dit plus haut. Il faut aussi ne pas reproduire ce que vient de faire la municipalité sortante en pompant pour soulager les réseaux d’eaux usées et les rejeter dans le lac (cf. notre plan pour les eaux usées).

c) Selon vous, quel rôle ou implication peuvent jouer un diagnostic écologique et une étude sur l’impact des activités dans l’espace du lac (qualité de l’eau et des espaces naturels, biodiversité, usages, nuisances…) sur votre gestion territoriale ?

RÉPONSE

Un bon diagnostic peut effectivement guider notre action.

d) Quelles seraient les démarches ou les outils les plus efficaces pour sensibiliser, associer et impliquer les habitants, les touristes, les acteurs économiques ?

Quels programmes ou actions, à court et long terme, pensez-vous indispensable de développer pour maîtriser les facteurs qui participent à la dégradation de l’environnement ?

RÉPONSE

Les outils adaptés pour informer et sensibiliser sont à notre avis via les réseaux sociaux, le site de la ville, l’application Thelma et par de la prévention de la PM et des ASVP.

– Les plantes exotiques invasives

La prolifération des plantes exotiques invasives est un vrai souci. Il y a plusieurs espèces qui nécessitent chacune une approche spécifique.

Les jussies qui poussent en eau peu profonde cèdent à des campagnes d’arrachage auxquelles des adhérents de l’ARLL participent lors de journées d’action citoyennes, avec le soutien des pouvoirs publics. Elles se développent notamment autour des pontons. Une obligation d’arrachage ne pourrait-elle pas être mise à la charge des titulaires de ces pontons ?

Les plantes d’eau plus profonde, egeria et lagarosiphon, sont des risques pour les baigneurs et entravent parfois la navigation. Elles sont traitées par faucardage mais le budget qui y est consacré est modeste. Par ailleurs en été, les plantes sectionnées par les moteurs ou les cygnes s’échouent sur le rivage en amas nauséabonds. Quelle action envisagez-vous en la matière ?

– Les rives du lac

Elles sont creusées d’ornières dues à l’action des sangliers ou au passage de tracteurs trop lourds. Elles méritent d’être mieux entretenues. Cela permet de conserver la diversité des milieux et d’éviter que le piétinement essaime à des endroits où il est indésirable. Les « plagettes » contribuent à l’agrément de la rive ouest du lac et sont progressivement envahies par les vergnes et les roseaux alors que, dans le passé, elles étaient entretenues par les riverains à la satisfaction de tous. Les sentiers piétonniers, particulièrement le « chemin de Saint Jacques », sur la rive Ouest sont encombrés d’arbres morts. Comment concevez-vous l’entretien des rives du lac ?

RÉPONSE

Pour les plantes invasives, un faucardage à l’automne peut être envisagé et il est de plus moins impactant pour la reproduction des espèces.

Pour les cygnes morts et les plantes échouées, vu que nous souhaitons un meilleur entretien des berges, cela rentre dans cette direction.

Comme dit au dessus, nous souhaitons entretenir les berges et donc couper les arbres morts. Pour les petites plages, nous souhaitons les recharger en sable comme cela se faisait par le passé (chez moi à Carreyre notamment).

Oui pour des règles plus strictes pour les épaves.

3 – SÉCURITÉ ET TRANQUILLITÉ PUBLIQUE

a) En saison, l’afflux de population crée de nombreuses nuisances : circulation très dense et souvent à grande vitesse sur les pistes cyclables, stationnement de campings cars – notamment dans les rues débouchant sur le lac-, fêtes nocturnes sur les rives du lac, au port (avec une appropriation fréquente des équipements publics), à Pech Lèbre et sur les pontons au Petit Moutchic, dégradations des bateaux… Les effectifs de la police municipale ont été renforcés mais nos adhérents s’interrogent sur ses horaires de présence sur le terrain, sur les pistes cyclables… Qui appeler en cas de troubles nocturnes ?

Par ailleurs, les bateaux à moteur de forte puissance sont de plus en plus nombreux et naviguent à grande vitesse. Quelle politique envisagez-vous en matière de sécurité et de tranquillité publiques, avec quels moyens ?

RÉPONSE

Nous souhaitons renforcer la Police Municipale, créer une brigade verte, déplacer la Police du Lac au port.

De même, pour les pistes cyclables communales, la PM effectuera des contrôles pour les vélos électriques débridés et pour les respects des règles de sécurité.

b) Le risque incendie est important sur tout le territoire de la commune. Quelle politique de prévention envisagez-vous de mettre en œuvre ?

RÉPONSE

Pour Longarisse et les Nerps, nous sommes pour recalibrer et stabiliser le chemin qui va de la plage du Bernos après les dernières maisons jusqu’au centre de loisir pour avoir une solution de sortie en cas d’incendie.

4 – DÉMOCRATIE LOCALE

a) Le découpage actuel des comités de quartier a pour conséquence qu’il n’existe pas de comité compétent pour l’ensemble des rives du lac, la rive Est étant incluse dans le quartier Ville. Envisagez-vous un redécoupage de ces comités ?

RÉPONSE

Nous sommes pour un re-découpage de ces comités et pour une nouvelle organisation plus démocratique et participative de ces conseils de quartiers. L’ARLL est bien entendu la bienvenue.

b) Comment concevez-vous la concertation avec les associations : simple information sur des projets déjà définis ou réunion de travail en amont de la conception des projets ?

RÉPONSE

Nous souhaitons que des réunions de travail en amont soit faites.

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