LE PROJET HUMAN ESSENCE JUGÉ ILLÉGAL

LE PROJET HUMAN ESSENCE JUGÉ ILLÉGAL

 

                                                        COMMUNIQUÉ DE PRESSE

LE PROJET HUMAN ESSENCE JUGÉ ILLÉGAL

De quoi parle-t-on ?
D’un ensemble immobilier d’une surface de 9 768 m2 sur une parcelle de 66 086 m2 (et non sur les ruines actuelles qui illustrent souvent les articles de presse) en bordure du lac dans le secteur Carreyre/ Le Moutchic à Lacanau, comprenant une résidence pour personnes autonomes de 53 appartements, un EHPAD de 68 chambres, une crèche et un pôle de santé comportant 10 cabinets médicaux, 5 cabinets dentaires et 1 de radiologie, d’un cabinet d’infirmiers libéraux.

Il s’y ajoutait dans la version initiale un deuxième ensemble immobilier proche de la route dont l’abandon a conditionné les autorisations accordées par l’État.

On peut voir sur le plan ci-dessous que le pôle de santé toujours évoqué dans la presse et la communication municipale n’occuperait qu’environ 1/3 de l’ensemble.

Contrairement à ce qui est souvent affirmé, l’ARLL ne s’est bien évidemment jamais opposée à la construction d’un pôle de santé à Lacanau mais au choix de le localiser au sein d’un ensemble immobilier de grande ampleur sur un terrain naturel comportant des espèces protégées sans justification de ce choix. C’est notamment ce qu’a sanctionné la cour administrative d’appel.

Quant à l’EPHAD, la cour a relevé qu’il en existe un dans le bourg de Lacanau d’une capacité de 48 places. Si sa capacité est insuffisante, ne peut-il pas être agrandi ?

Les arrêts de la cour administrative d’appel du 14 janvier 2025

La cour a confirmé les jugements du Tribunal administratif de Bordeaux sur les trois volets du projet : l’autorisation de défrichement du terrain, le permis de construire accordé par la ville de Lacanau et la dérogation à la protection des espèces protégées vivant sur ce terrain. Elle a rejeté les requêtes d’appel de la Mairie de Lacanau et de la SNC Moutchic qui sont condamnées à verser des dédommagements à l’ARLL et à Vive La Forêt.

La cour d’appel a confirmé l’illégalité du projet Human Essence pour plusieurs motifs :

› il porte préjudice à un site naturel patrimonial qualifié d’espace remarquable ;

il n’est pas conforme aux règles d’urbanisme et notamment aux exigences de continuité imposées par la loi Littoral ;

› le promoteur ne justifie pas du besoin impératif d’un projet d’une telle ampleur ni qu’il répond à une raison impérative d’intérêt public majeur au sens du code de l’environnement ;

› il n’a pas fait l’objet d’une recherche de solution alternative pour une implantation sur d’autres terrains ne comportant pas d’espèces protégées.

Contact presse : arll.association.contact@gmail.com

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