L’ARLL A ASSISTÉ À L’INAUGURATION DU BARRAGE-ÉCLUSE DU PAS-DE-BOUC

L’ARLL A ASSISTÉ À L’INAUGURATION DU BARRAGE-ÉCLUSE DU PAS-DE-BOUC

Le 8 décembre 2025, le bureau de l’ARLL a participé à l’inauguration du barrage-écluse du Pas-de-Bouc, chantier mené par le SIAEBVELG dont la réalisation a demandé 5 ans de travaux. Retour sur cet aménagement durable du bassin versant des lacs girondins.

Notre lac n’est pas un plan d’eau isolé. Il se situe dans une dépression humide longue de 58 km du nord au sud, où alternent les deux grands lacs (des étangs plus justement), des zones humides marécageuses et de petits étangs. L’ensemble naturel constitue une richesse de biodiversité et de paysages exceptionnelle. Cet espace humide couvre un,bassin versant de plus de 1000 km2 sur 13 communes qui se déverse dans le nord du bassin d’Arcachon.

Le canal des étangs qui a été creusé au XIXe siècle avait pour objectif d’assainir les terres en baissant le niveau des eaux et en les évacuant vers le bassin, pour permettre le peuplement humain et la mise en valeur sylvicole, agricole et économique du littoral.

Les difficultés contemporaines à maîtriser les variations des différents niveaux des plans d’eau (entre les 16 m au nord du lac d’Hourtin et le niveau marin à Arès) pour la gestion des crues et les besoins en eau des territoires et les débits vers le bassin d’Arcachon, ont montré les limites des dispositifs d’écluses anciens. Cette prise de conscience s’est réalisée dans un nouveau contexte territorial celui de la volonté de valoriser ces espaces dans la perspective des modifications climatiques et des objectifs environnementaux européens (Natura 2000). Une politique d’aménagement global a été portée par le SIALBVEG et les partenaires publics et professionnels du bassin versant au sein de la commission locale de l’eau, dans le cadre du SAGE (Schéma d’aménagement et de gestion des eaux).

Dix ans de travaux ont équipé le canal des étangs de trois écluses majeures en aval du lac de Lacanau (Batejin, Joncru et Pas de Bouc) en même temps que fut réalisée la remise en eau du marais de Cousseau.

Ces aménagements ont donc permis de réaliser un système territorial mieux maîtrisable de par :

› sa continuité écologique qui intègre un système total entre les lacs et les zones humides, favorables à la biodiversité ;

› sa meilleure maîtrise des eaux et de lutte contre les inondations d’amont et d’aval, vers le bassin d’Arcachon ;

› ses meilleures réserves en eau de surface, ses eaux souterraines (une hauteur de la nappe plus favorable pour la végétation) et les eaux des marais (face au risque incendie, et d’épisodes prévisibles de grande sècheresse notamment). Le marais de l’Ilette au Pas de Bouc est ainsi remis en eau sur 30 ha.

Notre lac de Lacanau et ses conditions hydrologiques saisonnières qui changent avec des épisodes climatiques extrêmes plus fréquents dépendent donc de cette continuité, de ses interdépendances naturelles et de la gestion des équilibres au sein d’un bassin versant médocain. Celui-ci est soumis à un attrait démographique croissant et au progrès de l’urbanisation et du tourisme.

L’ARLL, consciente de ces enjeux pour le lac de Lacanau, reste vigilante aux équilibres naturels humains et paysagers de notre cadre de vie.

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